Régions

L’aquaculture cherche preneur dans le Souss

Par Fatiha NAKHLI | Edition N°:5124 Le 11/10/2017 | Partager
Le Plan d’aménagement aquacole de la région présenté aux investisseurs
4.110 ha dédiés à l’aquaculture et une production ciblée de 80.790 tonnes
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Les espaces disponibles pour l’activité de l’aquaculture  dans la région Souss-Massa sont répartis sur quatre zones d’une superficie totale de 4.110 ha, destinées à la conchyliculture, la pisciculture et l’algoculture

Avenir prometteur pour les activités aquacoles dans le Souss-Massa. L’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture (ANDA) compte, en effet, sur cette région dont le potentiel halieutique est important pour assurer le développement de l’aquaculture. «Ce choix traduit notre volonté de pérenniser les ressources halieutiques et d’assurer une sécurité alimentaire durable au niveau national», indique Majida Maârouf, directrice de l’Anda.

Dans le Souss, en plus du complexe portuaire d’Agadir qui assure les échanges commerciaux à l’international, la région est dotée de plusieurs villages de pêcheurs et de points de débarquement aménagés. Ces structures constituent des points forts pour le développement du secteur aquacole. L’industrie de valorisation des produits de la mer est considérée comme un véritable levier de développement, d’où la création du pôle de compétitivité «Agadir Haliopole Cluster». Sa mission est d’identifier, accompagner et instruire les projets de R&D dans le domaine de la pêche et de la transformation des produits de la mer.

En tout, le Souss compte près de 86 unités dédiées à la valorisation des produits de la mer, dont 38 de congélation et 29 de conserves de poisson. Au cours de la rencontre, l’Anda a présenté aux opérateurs le Plan d’aménagement aquacole de la région Souss-Massa réalisé par ses soins. Un travail de fourmi pour lequel l’Agence a dû procéder à l’identification de la biodiversité de l’endofaune benthique, de la qualité de l’eau (température, salinité, oxygène dissout, chlorophylle, turbidité…), des paramètres océanographiques… Le schéma des structures aquacoles a également été élaboré à travers l’étude de faisabilité technique et biologique des projets aquacoles, dans la définition des espaces favorables à l’exercice de l’activité, des espèces potentielles et les techniques d’élevage. L’impact sur l’environnement a également fait l’objet d’une étude approfondie.

Aussi, dans la région, les espaces disponibles pour l’activité de l’aquaculture sont répartis sur quatre zones d’une superficie totale de 4.110 ha, destinées à la conchyliculture, la pisciculture et l’algoculture. Ces espaces seront prochainement mis à la disposition des investisseurs pour la réalisation de leurs projets de fermes aquacoles. Un appel à manifestation d’intérêt (AMI) sera lancé dans ce sens par l’Anda au cours de ce mois d’octobre. Des parcelles seront réservées aux jeunes entrepreneurs de la région avec des critères adaptés pour cette catégorie de population, est-il précisé.

Pour rappel, l’AMI de la région de Dakhla-Oued Eddahab a connu un grand engouement auprès des jeunes. Le nombre de dossiers déposés a dépassé 1.300, dont près de 300 portés par des investisseurs, le reste provenant des jeunes entrepreneurs de la région. Un programme de formation est prévu à Dakhla à partir de janvier 2018, avec une enveloppe budgétaire de 3 millions de DH prise en charge par l’Anda et la direction de la formation maritime des gens de la mer et du sauvetage.

De notre correspondante, Fatiha NAKHLI

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