Courrier des Lecteurs

Courrier des Lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:5120 Le 05/10/2017 | Partager

Salaires des dirigeants: Ils flambent encore!

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Les résultats du baromètre Diorh-Mercer sur les salaires du Maroc viennent de tomber. L’on apprend ainsi que les revenus de base des dirigeants et des managers ont grimpé en moyenne de 4,2% par an durant les trois dernières années. Une tendance qui a fait réagir beaucoup de nos lecteurs, alertés par le sujet (cf. notre édition du 27/09/2017)

■ Les retombées du capitalisme mondial
Les résultats de ce baromètre ne sont guère étonnants. Il s’agit ni plus ni moins des retombées du capitalisme mondial, qui a gagné nos latitudes durant les dernières décennies. Que reste-t-il alors comme recours pour changer la donne et obtenir des salaires plus «homogènes»? De nos jours, le patriotisme est une notion qui ne parle plus à grand monde… La majorité des Marocains n’ont que le mot «pognon» à la bouche. L’argent est devenu leur finalité, mais également leur unique valeur.
Bozroro

■ Une rémunération pas justifiable dans le public
Je pense que cette montée continuelle des salaires de nos dirigeants est méritée pour les managers du secteur privé. Néanmoins, elle n’est pas justifiée pour le secteur public au sein duquel les fonctionnaires en font le moins possible et ne produisent pas toujours une réelle valeur ajoutée, touchant pourtant bon nombre d’avantages en nature et d’indemnités! Ce n’est pas logique…
Benyahia

■ Une tendance qui creuse les inégalités sociales
Cette tendance me semble de mauvais augure. Elle ne fera que creuser les inégalités salariales entre riches et pauvres de ce pays! Au lieu d’augmenter les revenus des dirigeants, il faudrait plutôt mettre en place un système d’aide sociale performant pour les chômeurs et les travailleurs touchant un salaire inférieur au Smig.
S.tabit

                                                                    

■ Soutien aux nomades de l’Oukaimden: Une belle initiative
L’opération d’aide qui a récemment été organisée par un groupe d’alpinistes auprès de plusieurs nomades de l’Oukaimden est un bon exemple à suivre. Ces habitants vivent en effet dans des situations précaires, isolés dans les montagnes une bonne partie de l’année. Il faudrait que les associations, les coopératives et les particuliers de toutes les régions et les villes du Maroc suivent cet exemple et réalisent régulièrement des donations afin de distribuer à ces habitants vêtements chauds, médicaments et affaires scolaires. Il me semble également essentiel d’accompagner ces opérations d’ateliers visant à sensibiliser ces populations à l’importance du rôle de l’école dans l’éducation.
C.M.

                                                                    

Tourisme: Les véritables raisons de la fuite

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Le Maroc affiche cette année le plus mauvais score de la Méditerranée sur le tourisme de croisière. L’activité a chuté de 80% en 2017 et les touristes semblent fuir notre pays. Bon nombre de nos lecteurs ont réagi sur le site de L’Economiste pour nous expliquer les raisons d’un tel fiasco. Petit tour d’horizon (cf. notre édition du 26/09/2017)

■ La saleté et le manque d’infrastructures pointés du doigt
Je suis d’accord avec tout ce qui est dit dans votre article sur les raisons de la fuite des touristes sous nos latitudes, notamment sur la question du manque d’hygiène et de l’incivisme. Nous avons en effet un appartement en plein centre-ville de Casablanca, situé plus exactement face à une école. Et bien, figurez-vous que je ne peux même plus y accéder avec ma voiture! Comme si cela ne suffisait pas, des tonnes de déchets pullulent à l’entrée de mon immeuble. Imaginez les problèmes d’hygiène que cette déchetterie à ciel ouvert entraînera à terme… C’est honteux pour nos touristes mais avant tout pour nous-mêmes!
Moira Nicolay

■ Arnaques et faux guides à la pelle!
On s’étonne de voir les touristes fuir notre pays en grand nombre. Pourtant, il suffit de constater comment ces derniers sont traités... ils sont tout bonnement arnaqués dans des villes telles que Marrakech ou Essaouira… La qualité de service n’est pas non plus exceptionnelle et fait pâle figure face aux prestations offertes dans d’autres pays. Finalement, le Maroc n’a de plus beau pays du monde que le nom!
Patriote
■ Un beau pays malgré ses nombreux défauts
Il est certain que le Maroc est un très beau pays qu’il faudrait visiter au moins une fois dans sa vie. Mais tout n’y est pas rose, loin de là ! A commencer par les commerçants qui ne sont guère accueillants. J’ajoute également que les prix des hôtels et des restaurants sont beaucoup trop élevé, presque semblables à ceux appliqués en France… Ceci est illogique ! Enfin, le manque d’hygiène dans l’hôtellerie, les salons de coiffure et même les hôpitaux est plus que lamentable ! C’est dommage car ce pays recèle d’endroits plus qu’agréables à visiter !

Mehdi

                                                                    

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■ Pont à haubans de Casablanca: Catastrophe en vue
Le pont à haubans de la route d’El Jadida sera probablement un véritable enfer à vivre pour les conducteurs se rendant de l’aéroport Mohammed V au centre-ville de Casablanca. En effet, toutes les voitures vont être concentrées au niveau des trois feux rouges principaux du boulevard en question. C’est déjà aujourd’hui une galère de passer en voiture par ce tronçon, mais rien n’assure que les travaux finaux arrangeront les choses. Un projet de plusieurs centaines de millions de dirhams qui s’annonce déjà comme étant la catastrophe de l’année!
Lahbabi youssef

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■ Propreté à Casablanca: Les citoyens aussi doivent prêter main forte
La collecte des ordures est un service public certes, mais cela n’exclut pas le fait que les citoyens doivent y participer en faisant preuve d’un minimum de civisme. Il faut que les mentalités changent et que les habitants de nos provinces prêtent main forte aux prestataires de ce service devenu essentiel.
Med

 

                                                                    

■ Jets de chaises et d’assiettes au congrès de l’Istiqlal: Quelle honte!
Les masques tombent et laissent percevoir la réalité des partis politiques, mais également des personnes qui les dirigent! Je pense que la majorité des Marocains ne seront pas surpris par ce fiasco. C’est juste une preuve de plus de l’incompétence qui règne en maître dans ce pays et l’a dirigé vers son état actuel, au sein duquel l’inversion des valeurs est devenue la norme…
Citoyen

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■ Sans-abris: Plusieurs milliers non recensés!
Le recensement des sans-abris récemment, réalisé par le HCP, fait état de 7.226 personnes concernées en 2014 contre 7.308 en 2004. Une évolution qui semble tout à fait encourageante sur le papier. Cependant, je reste persuadé que ces chiffres n’ont pas intégré les quelques milliers de SDF itinérants et les nombreux malades mentaux du Royaume. Il faut également compter marabouts, les marchants ambulants qui dorment sous leur charrette ainsi que certains gardiens de nuit!
Karim

■ L’hospitalité marocaine n’est pas un mythe
Les trois critères retenus pour tester la générosité de la population d’un pays et qui ont jugé les Marocains peu généreux sont certes pertinents, mais loin d’être suffisants. Au Maroc, au moins trois critères, difficilement quantifiables, seraient à prendre également en considération. Tout d’abord, la culture des «bienfaiteurs» est souvent respectée et insiste pour que le bien se fasse en toute discrétion. Ainsi, l’on donne sans dévoiler son nom pour venir en aide à des malades ou pour participer à l’édification de structures sociales. Par ailleurs, les citoyens marocains prennent plus facilement en charge les membres de leur famille, et ce qu’ils soient jeunes ou âgés. Enfin, nombreux sont les Marocains qui pratiquent la «zakat», prescription religieuse qui impose de distribuer annuellement une fraction déterminée de ses revenus. A mon sens, la prise en compte de ces critères attribuerait au Royaume une place totalement différente au sein de ce classement. Comme quoi, l’hospitalité marocaine n’est pas un mythe!
Abousyr

                                                                    

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■ Etat des bus: Un danger public auquel il faut remédier
Le grave accident de circulation survenu mardi 26 septembre à Salé, causé en partie par l’irresponsabilité d’un chauffeur de bus, m’a particulièrement alarmé et me pousse à faire le constat suivant. En effet, nos transports en commun (et particulièrement nos autobus) sont indésirables et représentent un danger pour leurs passagers ainsi que pour les automobilistes. Il faudrait que les chauffeurs soient correctement formés et que leur état de santé soit mis à jour, ce qui n’est pas le cas. Autre souci de taille et non des moindres, les véhicules en question sont mal entretenus et peuvent faire perdre le contrôle aux conducteurs à tout instant. Pour terminer, il me paraît essentiel de faire appliquer les horaires et que chaque chauffeur respecte à la lettre son planning journalier. Ce secteur n’étant pas à négliger, vous savez désormais ce qu’il vous reste à faire messieurs les décideurs!
Benyahia

 

 

 

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