Régions

Fès-Urbanisme: Le contrat-programme Etat-région signé

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5120 Le 05/10/2017 | Partager
Objectif: Activer la décentralisation du département de Benabdellah
Documents d’urbanisme, projets territoriaux, habitat insalubre…en priorité

Nouvelle feuille de route pour l’urbanisme à Fès. Le contrat-programme 2017-2021 signé, mercredi dernier à Fès, par le ministre de tutelle et son représentant régional resserre la vis quant à l’encadrement des services régionaux de l’Aménagement du territoire, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville. Concrètement, le plan définit de manière détaillée les missions des services décentralisés du ministère afin de mettre en œuvre les programmes du département de Benabdellah conformément aux objectifs fixés aussi bien au niveau national que régional. 

Ce nouveau modus operandi avec les antennes locales permettra d’activer la régionalisation avancée et de mettre en place la nouvelle approche de l’Exécutif en matière d’aménagement du territoire, de politique d’urbanisme, de facilitation de l’accès au logement, d’amélioration du cadre de vie des citoyens et du renforcement de l’arsenal législatif et juridique. «Outre les programmes ayant trait à la politique de la ville, nous sommes principalement focalisés sur la lutte contre l’habitat insalubre et menaçant ruine et la résorption du déficit en logement», explique Nabil Benabdellah, ministre de l’Habitat.

A ce propos, la tutelle a validé, en juin dernier, une convention destinée à la résorption de la problématique des maisons menaçant ruine particulièrement dans la zone nord de la ville. Doté d’un investissement de 70 millions de DH, ce programme permettra de traiter 500 bâtisses occupées par environ 2.500 familles. «Sachant que cette convention vient suite à la convention signée en 2010 qui a permis de traiter 566 bâtisses menaçant ruine et améliorer les conditions de vie et de logement de 2.553 familles, et la convention signée en 2013, d’un montant de 330 millions de DH pour traiter 3.666 bâtisses, dont 2.100 ont déjà été traitées», rappelle-t-on.

En outre, le ministère propose une offre en logements à faible valeur immobilière, comme logement alternatif devant bénéficier aux 1.200 familles évacuées des maisons menaçant ruine. Rien que pour cette opération, le ministère a prévu une enveloppe budgétaire de 48 millions de DH en soutien aux ménages concernés.
Enfin, le département de l’Habitat étudie, en concertation avec les autorités locales, les solutions possibles pour un logement décent pour les résidents des logements non-réglementaires, et ce afin d’améliorer les conditions de vie et de logement des citoyens et citoyennes.

Rappelons aussi que le département de l’Habitat a appuyé quelque 40 projets territoriaux intégrés au niveau de la région Fès-Meknès. «Dotés d’une enveloppe budgétaire de 500 millions de DH, ils ont bénéficié d’un apport du Fonds de développement rural à hauteur de 250 millions de DH», indique Mostapha El Kahlaoui, inspecteur régional de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme, du développement territorial. Par ailleurs, quelque 12.500 dossiers d’urbanisme sont instruits annuellement, dont 85% reçoivent l’avis favorable. A noter que depuis la création des trois agences urbaines de la région, il a été procédé à l’adoption de 219 documents d’urbanisme et 85 autres documents sont dans un stade avancé de réalisation.

Un nouvel effondrement d’immeuble

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Encore une fois, la ville de Fès a frôlé la catastrophe. Dans la nuit du vendredi 29 septembre, un immeuble s’est effondré dans le quartier Bourniates, situé dans la zone nord de la ville. Fort heureusement, aucune victime n’est à déplorer. Toutefois, la bâtisse de trois étages était occupée par trois familles composées de 11 personnes. Pourtant, celle-ci a fait l’objet d’une expertise de la part du Laboratoire public d’essais et d’études (LPEE), qui l’a classée comme étant un danger de 1er degré. Bizarrement, les autorités locales n’ont pas procédé à son évacuation (cas récurrent au niveau de la ville). A cet effet, le ministère de l’Habitat souligne que la décision d’évacuation et de démolition et l’acte de démolition lui-même ne rentrent pas dans ses attributions. Et ce n’est qu’après l’écroulement de l’immeuble que les autorités ont eu recours  à la procédure d’évacuation des lieux. En tout cas, suite à cet effondrement, la commission locale d’aide frontale pour le relogement s’est réunie samedi matin pour faire bénéficier les ménages sinistrés du programme qui leur est destiné.

De notre correspondant,
Youness SAAD ALAMI

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