Entreprises

Les activités de marché ralentissent BMCE Bank of Africa

Par Franck FAGNON | Edition N°:5119 Le 04/10/2017 | Partager
Le produit net bancaire stagne à 6,7 milliards de DH au premier semestre
Les bénéfices augmentent de 3% grâce notamment à la baisse du coût du risque
Dynamisme exceptionnel de l’activité commerciale au Maroc
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Le ralentissement du PNB conjugué à la hausse des charges générales d’exploitation ont entraîné une dégradation de 2,5 points du coefficient d’exploitation à fin juin. D’une manière ou d’une autre, nous reviendrons dans la moyenne du marché, a estimé le management

BMCE Bank of Africa a bouclé le bal des résultats semestriels des banques cotées avec un bénéfice en hausse de 3% à 1,3 milliard de DH. La performance du groupe sur les six premiers mois de l’année a été ralentie par les activités de marché. Celles-ci ont pesé sur l’évolution du produit net bancaire. En revanche, le top management se félicite de la forte baisse du coût du risque. Il a diminué de 40% à 633 millions de DH, soutenant les bénéfices.

La première moitié de l’année a été marquée par le dynamisme de l’activité au Maroc et une conjoncture plus contrastée selon les marchés à l’international. Le produit net bancaire semestriel s’est stabilisé à 6,7 milliards de DH (-0,2%). La chute de 51% des opérations de marché par rapport à une base de comparaison exceptionnelle en 2016 a impacté l’évolution des revenus du groupe au premier semestre.

Au Maroc, les revenus tirés des activités de marché ont dévissé de 59% à 378 millions de DH. Cette contre-performance masque le bon comportement de la marge d’intérêts et des commissions. La première a augmenté de 12% à 2 milliards de DH alors que les revenus de commissions ont progressé de 10% à 528 millions de DH. «La banque a réalisé la meilleure performance commerciale de son histoire», se réjouit M’Fadel El Halaissi, directeur général délégué Pôle Banque de l’Entreprise.

Dans une conjoncture contrastée, l’encours des crédits à la clientèle a tout de même progressé de 9% en six mois. Deux dossiers importants tirent cette croissance, tempère Brahim Benjelloun Touimi, administrateur directeur général exécutif de BMCE Bank of Africa (voir interview en page 9). Au niveau des dépôts, la collecte additionnelle s’élève à 4 milliards de DH soit une hausse de 4,3% par rapport à fin 2016.

A l’étranger, la bonne orientation des indicateurs cache des situations variées selon les marchés. Le groupe Bank of Africa (BoA) dont BMCE Bank détient 73% du capital a réalisé un produit net bancaire en hausse de 4,2% à 236 millions d’euros (2,6 milliards de DH). Le résultat net progresse fortement de 26% à 74 millions d’euros (plus de 821 millions de DH). Toutefois, l’environnement reste difficile dans certains pays en Afrique de l’Est et centrale.

La chute des cours des matières premières a accentué les difficultés budgétaires dans un certain nombre de pays de la région. Par ailleurs, BMCE Bank of Africa comme d’autres groupes bancaires doivent évoluer dans un contexte de forte inflation et de volatilité des monnaies dans certaines économies d’Afrique de l’Est, décrit Amine Bouabid, administrateur directeur général de BoA. En dehors du périmètre de BoA, la filiale congolaise (La Congolaise des Banques) traverse également des moments difficiles. «Malgré les problèmes, elle affiche une rentabilité financière supérieure à 15%», relève Mohamed Agoumi, directeur général délégué de BMCE Bank of Africa.

Sur le plan réglementaire, les filiales doivent faire face prochainement à des changements importants. Elles sont bien capitalisées pour absorber ces évolutions. En revanche, des changements brusques de règles sur certains marchés comme au Ghana par exemple, sont des facteurs pénalisants.

 

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