International

Catalogne: Situation inédite en Espagne

Par Amine SAHRANE | Edition N°:5118 Le 03/10/2017 | Partager
Le référendum sécessionniste crée un imbroglio politique
Les prochains jours décisifs
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Les Catalans ont «gagné leur droit d’être indépendants». C’est ainsi que le président de la Catalogne Carles Puigdemont a commenté dimanche les résultats du référendum d’indépendance. Pour sa part, l’exécutif espagnol ne reconnaît l’occurrence d’aucun «référendum d’autodétermination».

«À l’heure qu’il est, je peux vous dire de manière catégorique ce que nous avons constaté tout au long de la journée: il n’y a pas eu aujourd’hui de référendum d’autodétermination en Catalogne», a déclaré dimanche le président espagnol, Mariano Rajoy. Selon le président du gouvernement d’Espagne, le référendum est «illégal, irrecevable et impossible». Il a qualifié le lancement d’une telle manifestation de «véritable attaque préméditée contre l’Etat de droit et le modèle démocratique». Attaque face à laquelle l’Etat «a réagi avec fermeté et sérénité».

Par conséquent, le président espagnol a nié l’existence du «référendum qui prétendait liquider la Constitution espagnole». Pour Madrid, le référendum se situe en dehors du cadre constitutionnel. La Constitution de l’Espagne votée en 1978 a été approuvée par 78% des votants catalans. Cette même Constitution affirme «l’indissoluble unité de la nation espagnole», bien qu’elle confère une large autonomie à la région. Seul le Parlement espagnol détient le droit de changer la Constitution. Mais même sous l’hypothèse où le gouvernement catalan décide de ne pas se soumettre à cette réglementation, et de déclarer la Catalogne comme un Etat souverain, parviendra-t-il à obtenir la reconnaissance des Nations unies?

Du point de vue du droit international, les peuples ont le droit de déterminer leur propre destinée, ce qui inclut leur statut politique. Ce droit est inscrit dans la charte des Nations unies. Il faut cependant faire attention à l’interprétation que l’on fait de cette réglementation. L’interprétation conventionnelle dans le contexte actuel est de reconnaître le droit de faire son choix dans le cadre d’un Etat déjà existant, au lieu de créer un nouveau gouvernement.

Le journal anglais «The Independant» avance l’explication que ledit droit a été garanti dans un cadre historique différent du contexte actuel. Cela ne peut pas en effet être ignoré, car toute loi est formulée pour atteindre un objectif. Durant cette période, les puissances impérialistes avaient entamé le démantèlement de leurs empires vu que les colonies devenaient trop chères à entretenir. Les pressions politiques étaient également de plus en plus importantes au sein des régions dominées.
La souveraineté et l’unité nationale, deux sujets sur lesquels aucun Etat n’accepte de faire un quelconque compromis. Et c’est aussi pour ces raisons que le Maroc poursuit ses efforts pour la récupération de Sebta et Melilia.

 

 

 

 

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