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France: Ce que prévoit le plan d’investissement

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5114 Le 27/09/2017 | Partager
Il doit déployer au total 57 milliards d’euros sur cinq ans
Transition écologique, formation, numérique… les priorités
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C’était l’une des promesses d’Emmanuel Macron pendant la campagne. Le gouvernement français vient de présenter les grandes lignes du plan d’investissement qui bénéficiera de 45 milliards d’euros de nouveaux crédits sur un total de 57 milliards d’euros d’ici 2022. Elaboré par l’économiste Jean Pisani-Ferry, ce plan quinquennal doit permettre «d’amplifier l’effet des réformes économiques, fiscales, et sociales du gouvernement», a souligné le Premier ministre Edouard Philippe.

Première priorité: la transition écologique, à laquelle 20 milliards d’euros seront dévolus. Il s’agit de la continuité du plan climat qui a été présenté au début du mois de juillet dernier par Nicolas Hulot, ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire. Dans le détail, 7 milliards serviront à développer les énergies renouvelables et 9 milliards d’euros devront permettre d’amplifier l’effort de rénovation thermique des bâtiments, notamment en divisant par deux le nombre de passoires thermiques.

En matière de rénovation, une nouvelle prime pour les ménages sera introduite et une enveloppe de 3 milliards de prêts de la Caisse des dépôts et consignations dans les organismes de logement social sera garantie. Autre priorité, 15 milliards d’euros seront destinés à édifier une société de compétences. Le but est de former et accompagner vers l’emploi les chômeurs et les jeunes décrocheurs. Ce volet formation doit faire baisser le chômage structurel d’un point sur le quinquennat, comme il permettra de faire revenir 300.000 personnes dans l’emploi.

Le plan prévoit aussi d’octroyer 13 milliards d’euros à l’innovation et la compétitivité, dont 5 milliards à l’agriculture. Il faut donc identifier et financer les actions qui permettront de limiter le réchauffement climatique ou encore renforcer la compétitivité des différentes filières. Par ailleurs, 9 milliards d’euros iront à la transformation numérique de l’action publique. L’exécutif cherche à simplifier encore davantage les démarches des particuliers et des entreprises grâce à Internet, et rendre les services publics plus efficaces et plus réactifs.

Evidemment, ce plan ambitieux nécessite un financement. Il le sera grâce à la mobilisation des budgets des ministères qui vont accorder plus de priorités à ces dépenses d’investissement. Et ce, grâce au financement du troisième programme pour les investissements d’avenir (PIA3) et à la mobilisation exceptionnelle de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) et de la Banque européenne d’investissement (BEI). Plus précisément, 12 milliards d’euros seront constitués de crédits déjà existants, qui seront activés ou réorientés, tandis que 45 milliards d’euros représenteront de nouveaux financements.

Sur ce montant, 24 milliards pèseront sur le budget de l’Etat, tandis que 11 milliards seront puisés de la CDC et de la BEI, ce qui n’aura pas d’effet sur le déficit public. Enfin, ce plan inclut le PIA3, dont les priorités étaient définies mais qui n’avait pas été doté en crédits, pour un total de 10 milliards d’euros. Les premières actions seront financées dès le budget 2018 soit le 1er janvier. Selon l’entourage du Premier ministre français, 7 à 8 milliards d’investissement sont prévus pour l’an prochain, dont environ cinq milliards en crédits budgétaires inscrits en loi de finances.

 

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