International

Migration: Nouveau tour de vis de Trump?

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5112 Le 25/09/2017 | Partager
Le décret anti-immigration a expiré hier
D’autres pays se rajouteraient aux six frappés de restrictions
Contrôle des téléphones et réseaux sociaux, encore plus de verrous
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Donald Trump avait soutenu début 2017 avoir besoin d’une période de 90 jours d’interdiction d’arrivée des ressortissants de six pays musulmans (Syrie, Libye, Iran, Soudan, Somalie et Yémen), ainsi que de 120 jours d’interdiction des réfugiés du monde, afin de mettre en place de nouveaux filtres d’admission

Qui seront admis et qui seront refoulés? Le président américain Donald Trump pourrait décider d’étendre le champ d’action de son décret anti-immigration, dont la première mouture a expiré hier, dimanche. De nouveaux pays seraient ajoutés à la liste controversée de ceux déjà frappés de restrictions d’entrée aux Etats-Unis. Sans identifier les pays concernés, ni leur nombre, des responsables américains ont indiqué qu’un nouveau décret présidentiel mettra en place plusieurs mesures.

Elles vont de contrôles plus poussés (comme demander l’accès aux téléphones portables et aux comptes sur les réseaux sociaux) à une interdiction pure et simple.  Le ministère de la Sécurité intérieure a d’ailleurs transmis la semaine dernière à la Maison-Blanche un rapport préconisant de nouvelles procédures de filtrage des frontières américaines.

Après cinq mois de contentieux devant les tribunaux, une version amendée du décret migratoire signé par le président américain est entrée en vigueur le 29 juin. Sa durée d’application s’est achevée le week-end dernier sans savoir si les 180 millions d’habitants des six pays concernés (voir illustration) vont être de nouveau accueillis aux Etats-Unis. Les neuf sages de la plus haute instance judiciaire américaine examineront en effet sur le fond la plus controversée des mesures du président républicain le 10 octobre prochain.

Trump justifie le resserrement des frontières par la nécessité d’empêcher l’arrivée de «terroristes étrangers». La Cour suprême a cependant limité la portée de son décret migratoire, exemptant quiconque pouvant justifier d’une «relation valable avec une personne ou une entité aux Etats-Unis». Pour les opposants au décret, le président ne fait que «mettre en acte ses promesses de campagne visant à bannir expressément les musulmans, en dépit de la Constitution qui interdit toute discrimination religieuse».

Sur la question des réfugiés, un flou règne. Le gouvernement américain a fixé un plafond de 50.000 personnes admises à ce titre pour l’année fiscale 2017. Pour celle de 2018, qui débute le 1er octobre, l’administration de Donald Trump pourrait annoncer un nouvel abaissement du plafond.

 

 

 

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