Economie

Women in Africa: Pari sur les meilleurs business models du continent

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:5112 Le 25/09/2017 | Partager
16 projets identifiés par le cabinet Roland Berger
Pour prouver qu’elles sont accélératrices de changement
Le sommet se tient jusqu’au 27 septembre à Marrakech
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La Banque africaine de développement a calculé le score par pays de l’égalité de chances entre les femmes et les hommes, en 2015, pour monter une affaire, une entreprise, ou pour trouver un emploi. Si les femmes africaines constituent le noyau de la main-d’œuvre agricole et possèdent la majorité des entreprises du secteur informel, il s’agit principalement de professions à faible valeur ajoutée, dont la rentabilité économique est insignifiante

Parler des “femmes africaines” dans leur ensemble n’a que peu de sens. En effet, le continent doit avant tout se définir par ses nombreuses diversités. Par contre, quelques généralités sont possibles au regard de l’indice de l’égalité du genre de la BAD. Les femmes africaines constituent le noyau de la main-d’œuvre agricole et possèdent la majorité des entreprises du secteur informel.

Mais il s’agit principalement de professions à faible valeur ajoutée, dont la rentabilité économique est insignifiante. Elles sont confrontées à toute une série d’obstacles qui les empêchent d’évoluer vers des activités plus productives. Pour Aude de Thuin, fondatrice du Sommet Women in Africa (WIA), qui se tient jusqu’au 27 septembre à Marrakech, «le problème majeur à l’ascension des femmes africaines dans le monde du travail reste lié à l’éducation et la formation, mais aussi à une forme de culture traditionnelle qui fait que puisque ça a toujours été ainsi, pourquoi changer?».

Alors l’occasion est trop belle pour mettre en lumière celles qui opèrent des stratégies gagnantes, comme ce temps de partage avec les 16 lauréates, issues d’un appel à candidature, lancé avec le cabinet Roland Berger, pour identifier les meilleurs business models féminins du continent. En dehors de sujets majeurs portant sur la gouvernance et sur la façon dont les femmes africaines voient le continent dans le monde mutant d’aujourd’hui, le WIA met en place des laboratoires collaboratifs sur certains des enjeux du millénaire comme la nutrition, l’eau, l’agriculture, l’énergie, l’entrepreneuriat et la finance. Une première mondiale.

Des engagements concrets seront établis et suivis tout au long de l’année dont les résultats seront communiqués aux différents gouvernements et institutions concernés. «Nous voulons faire la preuve concrète que les femmes sont des accélératrices de changement dont le monde a tant besoin», conclut de Thuin.

 

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