Entreprises

Résultats semestriels: Attijariwafa bank renforce son assise financière

Par Franck FAGNON | Edition N°:5111 Le 21/09/2017 | Partager
Les fonds propres progressent de 16% à 48 milliards de DH
Le groupe a dégagé un bénéfice de 2,6 milliards à fin juin
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Attijariwafa bank qui a concrétisé son entrée sur le marché égyptien ce premier semestre prend au passage la quatrième position à la Banque nationale d’Egypte dans le classement des groupes bancaires africains en termes de total bilan. AWB a dégagé un bénéfice de 2,6 milliards de DH à fin juin en hausse de 5,4%. La croissance est soutenue par une amélioration de 4,1% du produit net bancaire et un repli de 17% du coût du risque 

Les résultats semestriels d’Attijariwafa bank confirment le regain de forme des banques. La reprise du crédit au Maroc et le dynamisme de l’activité dans plusieurs marchés africains ont entraîné une hausse de 4,1% du produit net bancaire à 10,5 milliards de DH. La locomotive de cette croissance demeure la banque de détail à l’international dont les revenus ont accéléré de 13%.

En Tunisie, au Sénégal ou encore en Côte d’Ivoire, l’activité croît fortement. Le groupe enregistre au premier semestre l’entrée de Attijariwafa bank Egypt dans le périmètre. Le produit net bancaire et le résultat net de cette filiale marquent des hausses respectives de 35% et 36%. Mais, Attijariwafa bank ne consolide que deux mois d’activité puisqu’elle a finalisé l’acquisition le 3 mai. Sur une année pleine, la filiale égyptienne détenue à 100% deviendrait le deuxième contributeur aux bénéfices du groupe. Sur les marchés d’Afrique centrale, le groupe pâtit de la faiblesse de la croissance économique, indique le top management lors de la présentation des résultats semestriels.

Au Maroc, le regain de l’activité s’accompagne d’un redressement de la demande de crédit. Les encours des prêts aux particuliers et aux entreprises ont augmenté respectivement de 4% et 6% dans le secteur. L’amélioration de la demande permet de réduire l’impact de la baisse des taux d’intérêt domestiques. Attijariwafa bank a même amélioré la marge d’intérêt de 1,3% à 3,5 milliards de DH. La marge sur commissions maintient une croissance forte avec 9,5% à fin juin 2017. La banque a recruté plus de 254.000 clients au premier semestre. Toutefois, le recul de 16% des activités de marché vient noircir le tableau. Le produit net bancaire au Maroc recule donc de 2,1% à 6,1 milliards de DH.

Sur le plan opérationnel, le coefficient d’exploitation s’établit à 45,7% en hausse de 0,3 point en raison de charges générales d’exploitation qui progressent légèrement plus vite (4,8%) que le produit net bancaire. Le résultat brut d’exploitation s’améliore de 3,5% à 5,7 milliards de DH. L’un des points positifs sur le premier semestre se trouve dans le repli de 17% du coût du risque à moins de 1 milliard de DH. Le progrès vient surtout de la Banque au Maroc. Le coût du risque à l’international, lui, ayant augmenté. «Le coût du risque au premier semestre 2016 n’était pas normatif parce que nous avions enregistré d’importantes reprises de provisions», explique le management.

Sur les six premiers mois de l’année, le groupe a dégagé un bénéfice de 2,6 milliards de DH en hausse de 5,4% et de 7,6% à périmètre constant. Ils viennent conforter la solidité financière et les ratios prudentiels du groupe. Les fonds propres se sont renforcés à 48 milliards de DH (+16%). A fin juin, le ratio de fonds propres durs s’établit à 9,8%, au-dessus du minimum requis. Le ratio de solvabilité global s’affiche à 12,3%.

                                                                      

Les autres messages

■ Spéculation sur le dirham: «Nous n’avons jamais effectué des opérations pour comptes propres», Mohamed El Kettani, président-directeur général d’Attijariwafa bank.
■ Relation banque/entreprise: «Si une entreprise a un problème avec une banque, qu’elle s’en rapproche. Nous sommes des gens pragmatiques. Les banques n’aiment pas rester dans les généralités. La relation bancaire est une relation one to one et l’on ne peut pas traiter les problèmes de manière générale. Chaque cas est particulier», affirme Mohamed El Kettani, président-directeur général d’Attijariwafa bank.
■ Contrôle fiscal: Le groupe Attijariwafa bank fait l’objet d’un contrôle fiscal sur les exercices 2013 à 2016. Au 13 septembre, date de tenue du conseil d’administration, le groupe n’avait pas reçu de notification. Les provisionnements sont souvent l’un des points de désaccord entre les banques et l’administration fiscale. Le secteur espère une convergence de la doctrine de Bank Al-Maghrib et de la DGI en la matière. «Nous espérons un alignement en 2018», indique le PDG d’Attijariwafa bank.
■ Expansion à l’international: Le groupe va consacrer 2018 à l’intégration d’Attijariwafa bank Egypt. Il s’agit de son plus grand investissement à l’étranger. Les ambitions pour cette filiale seront déclinées dans le plan stratégique 2022 qui vient d’être arrêté. Par ailleurs, Attijariwafa bank poursuit les négociations pour finaliser l’acquisition de Cogebanque au Rwanda.  
■ Services de paiement: Wafacash a sollicité un agrément d’établissement de paiement. Cette filiale propose déjà des services bancaires basiques dans un réseau de plus de 1.600 agences.

 

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