International

Ouverture économique: La Chine ne lâche pas le contrôle

Par Amine SAHRANE | Edition N°:5110 Le 20/09/2017 | Partager
La Chambre de commerce européenne se plaint d’un manque de réalisations
Il faut fournir un environnement prévisible, transparent, et où prime la loi
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L’ambiguïté des règles, parmi les principaux freins aux investissements étrangers en Chine

Les promesses du président Xi-Jinping peinent à se concrétiser. Dans son discours prononcé en janvier à l’occasion du forum mondial de l’économie à Davos, le président Jinping a affirmé vouloir ouvrir la Chine aux échanges internationaux. Plusieurs mois après, la chambre européenne de commerce déplore le manque de réalisations dans son rapport intitulé «Commerce européen en Chine, papier de position 2017/2018».

L’Europe indique avoir accumulé «une fatigue de promesses». Plusieurs engagements ayant été pris par la Chine sans avoir été concrétisés. Alors qu’il y a eu «un nombre de développements positifs qui montrent clairement que les leaders chinois comprennent l’importance du sujet», indique la Chambre de commerce européenne, «ce document montre qu’il reste du travail à faire sur plusieurs secteurs».Le premier étant l’ouverture aux investissements étrangers.

Pékin prend la 59e place sur les 62 pays classés par l’OCDE en termes d’ouverture aux IDE. L’agriculture constitue un bon exemple de secteur fermé aux étrangers. En avril 2016, l’administration chinoise a envoyé à plusieurs Etats membres de l’Union européenne une note officielle requérant l’utilisation d’un certificat harmonisé pour l’export dans son territoire. Cette réglementation concerne n’importe quel type d’aliments qui ne requièrent pas de certifications spécifiques, ce qui inclut les aliments à bas risque. Le lobbying des pays européens n’a pas suffi pour stopper le nouveau dispositif, qualifié comme «non nécessaire et incompatible avec les pratiques internationales».

Pour ce qui est de l’environnement des affaires et de la concurrence, le rapport relève que «les entreprises à capitaux étrangers ne peuvent jouer qu’un rôle minime quant à l’établissement des normes dans quelques secteurs. Dans d’autres, elles sont complètement interdites de participer». De plus, 54% des sociétés européennes affirment être traitées de manière moins favorable que les entreprises nationales.

Pour mieux attirer les investissements étrangers, la Chambre de commerce européenne incite la Chine à adopter une nouvelle approche. Les firmes européennes ne sont pas attirées par «des zones d’investissement qui offrent des incitations financières à court-terme». Elles sont en revanche intéressées par «les bases de la prédictibilité, la transparence, et la primauté de la loi».

La Chine est alors encouragée à adopter un programme d’un «profond» développement économique qui soit centré sur les personnes. Le gouvernement doit fournir un environnement avec un air de bonne qualité, un accès aux écoles ainsi qu’aux structures médicales, et une infrastructure de transport.

 

 

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