Entreprises

Taqa Maroc: Des relais de croissance externe

Par Nadia DREF | Edition N°:5110 Le 20/09/2017 | Partager
Eolien, solaire, gas to power, électricité…
Un chiffre d’affaires de 8,3 milliards de DH prévu pour 2017
Une capacité d’endettement à hauteur de 2,5 milliards de DH
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Les efforts constants d’optimisation des coûts d’exploitation et de maintenance et l’évolution favorable du prix d’achat du charbon sur le marché international ont permis une progression notable du taux de marge opérationnelle

Après le satisfecit des résultats financiers au 1er semestre, Taqa Maroc affiche de nouvelles ambitions de croissance externe pour tirer profit du mix énergétique tant au niveau national que régional. La filiale du groupe émirati Adwea vient d’annoncer son intention de développer de nouveaux projets dans l’éolien, le solaire, gas to power et l’électricité. Le premier projet dans le pipe est un site éolien, dans le nord, d’une capacité de 100 MW qui pourrait être porté à 200 MW, dans une deuxième phase.

Le projet est développé par une autre filiale du groupe émirati pour un investissement de 1,4 milliard de DH. Ce projet éolien devra être opérationnel en 2020. «Taqa Maroc rejoindra ce projet au moment opportun. Il faut savoir qu’il faut entre 7 à 8 ans pour qu’une centrale d’électricité atteigne sa maturité», explique Omar Alaoui M’hamdi, DGA en charge du pôle Finance et Développement, hier mardi, à Casablanca. L’objectif est d’éviter les risques liés au développement sous l’entité cotée.

L’entreprise se dit prête à soumissionner à l’ensemble des appels d’offres qui seront lancés prochainement par l’ONEE, sachant qu’elle produit 52% de l’électricité nationale qu’elle fournit à l’Office. «Nous sommes bien positionnés pour répondre aux appels d’offres», fait valoir le DGA.

D’autres projets sont prévus en Afrique, mais cette fois-ci le management reste discret et prudent. «Nous sommes très sélectifs par rapport aux risques liés à l’Afrique», tient à préciser Omar Alaoui M’hamdi. Côté financement, le management a confié que Taqa Maroc dispose d’une capacité de lever de la dette à hauteur de 2,5 milliards de DH. Ce qui lui assure une aptitude de présager de nouveaux projets.

Pour ce qui est des réalisations à fin juin, le chiffre d’affaires consolidé se maintient à 4,07 milliards de DH contre 4,05 milliards un an auparavant enregistrant une légère progression de 0,5%. Cette évolution s’explique par la bonne performance de l’ensemble des unités en tenant compte de l’impact de la révision majeure de l’unité 3 (89% de disponibilité globale). La production a atteint 7.368 GWh. Autre facteur déterminant, la baisse de 2% des frais d’énergie due à l’évolution du prix d’achat du charbon qui impacte le chiffre d’affaires et les achats consommés.

L’entreprise qui produit environ 15 TWh d’électricité chaque année, a aussi profité du recul de 7% du prix de la matière première. Taqa a répercuté cette baisse sur les prix liés aux ventes facturées à l’ONEE (-4%). Côté résultat financier, il s’est apprécié de 13% suite à la baisse des charges d’intérêt sur emprunt ainsi que l’optimisation du placement des excédents de trésorerie. Le résultat net part du groupe (RNPG) et le résultat net consolidé enregistre la même tendance haussière, évoluant respectivement de +15 et +14% par rapport au 1er semestre 2016.

Contrôle de la DGI et de l’Office des changes

Interrogé sur le contrôle fiscal et le contrôle de l'Office des changes dont la société fait l’objet, le management de Taqa Maroc assure que «les redressements éventuels n’auront pas d’impacts significatifs sur le résultat, la situation et la liquidité de l’entreprise». Omar Alaoui M'hamdi a assuré que l’entreprise a entamé les discussions avec la DGI sur les chefs de redressement. «Nous avons l’ensemble des éléments pour justifier notre positionnement. J’espère que d’ici fin 2017, le contrôle fiscal sera bouclé», lance-t-il.  Taqa Maroc a également fait l’objet d’un autre contrôle de l'Office des changes. «Nous ne réalisons pas de couvertures de changes, car notre business modèle permet une couverture naturelle. Nous attendons le rapport de l'Office des changes», tient à préciser Omar Alaoui M'hamdi.

 

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