International

72e session de l’AG de l’ONU: Trop lent le rythme des Objectifs de développement

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5107 Le 15/09/2017 | Partager
Eradiquer la pauvreté, protéger la planète, paix et prospérité…
Un Conseil consultatif de haut niveau sur la médiation

Prolifération nucléaire, terrorisme, inégalités, cybercriminalité, phénomènes météorologiques extrêmes…  Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a insisté sur une «action internationale conjointe pour faire face aux multiples menaces qui guettent le monde».

Un message qui intervient au moment où se tient la 72e session de l’Assemblée générale de l’ONU à New York sous le thème: «Placer l'être humain au cœur des efforts en faveur de la paix et d'une vie décente pour tous sur une planète durable». Le débat de haut niveau de cette session, marqué par la participation des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres, est prévu la semaine prochaine.

Guterres a annoncé la mise en place d’un Conseil consultatif de haut niveau sur la médiation. Il est composé de 18 personnalités de renommée internationale dans les domaines de la médiation, de la consolidation de la paix et du droit, mais également dans les secteurs militaire, religieux et politique.

Les 17 Objectifs du développement durable (ODD), qui représentent un appel mondial à agir pour éradiquer la pauvreté, protéger la planète et faire en sorte que tous les êtres humains vivent dans la paix et la prospérité, sont en tête des priorités de la 72e AG de l’ONU. Les progrès réalisés et les entraves à la concrétisation de ces Objectifs à l’horizon 2030 seront évoqués lors des débats, avec la nécessité d’accélérer le rythme de leur mise en oeuvre. De la migration à la prévention des conflits, en passant par le développement durable… les débats s’annoncent animés. A l’ordre du jour aussi le dossier du Sahara. L'autre thème qui s’impose depuis plusieurs années est celui de la réforme de l’ONU.

La France a indiqué qu'elle prendrait connaissance avec intérêt des propositions de Donald Trump sur cette réforme qu'il présentera lors d'une réunion lundi prochain à New York. Le président américain, critique virulent des Nations-Unies, organise cette réunion à haut niveau pour pousser à la réforme de l'organisation et faire endosser une déclaration politique par le plus grand nombre de pays.

Dans son propre processus de réformes, Antonio Guterres a prévu de son côté de soumettre à l'Assemblée générale des Nations unies des rapports sur une meilleure gestion des effectifs, une coordination accrue des instances chargées du développement et une approche plus transversale des domaines de la paix et la sécurité. Les Etats-Unis sont le premier contributeur financier à l'ONU, assurant 28,5% de son budget d'opérations de paix estimé à 7,3 milliards de dollars et 22% de son budget de fonctionnement qui atteint 5,4 milliards de dollars.

Crise des Rohingyas

«La situation des réfugiés issus de la minorité musulmane des Rohingyas, fuyant le Myanmar vers le Bangladesh voisin, est catastrophique», a averti le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, mettant en garde contre les risques de déstabilisation pour la région. La semaine dernière il y avait 125.000 réfugiés Rohingyas qui ont fui vers le Bangladesh. «Ce chiffre a maintenant triplé à près de 380.000», a souligné le responsable onusien, lors d’une conférence de presse à la veille du débat de haut niveau de l’Assemblée générale de l’ONU la semaine prochaine. Le Maroc a envoyé de l'aide humanitaire au Bangladesh en vue de soutenir les efforts de ce pays, pour faire face à l’afflux massif de ces réfugiés.

 

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