International

Bonnes perspectives pour la production céréalière

Par Amine SAHRANE | Edition N°:5103 Le 11/09/2017 | Partager
Baisse de l’indice FAO après 3 mois consécutifs de hausse
Plus de 2,611 milliards de tonnes attendus pour cette saison
L’amélioration des rendements en Russie compense les ravages d’Harvey
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La hausse de la consommation des céréales prévue pour 2017/2018 ne suffit pas pour combler la progression anticipée de la production. Par conséquent, une augmentation des stocks de blé est attendue. Ceux-ci devraient s’établir au niveau de 719,2 millions de tonnes

La production céréalière atteint de nouveaux records. L’indice FAO des prix des produits alimentaires, publié jeudi 7 septembre, a reculé de 1,3% par rapport à juillet. Il s’établit en moyenne à 176,6 points. Ce léger repli met fin à la tendance haussière qui a duré pendant trois mois consécutifs. «L’indice reste toutefois supérieur de 6% à sa valeur d’il y a un an», précise la FAO.

Les indices des prix de la viande et du sucre ont reculé respectivement de 1,2% et de 1,7% en août. L’huile végétale a cependant vu son indice FAO des prix augmenter de 2,5%, en conséquence au renchérissement des huiles de palme, de soja, de colza et de tournesol.

Les prix des produits laitiers ont également augmenté (+1,4% par rapport à juillet). Le recul des indices des prix des produits alimentaires est expliqué par la baisse de l’indice FAO des prix des céréales (-5,4%), entraînée par l’amélioration des perspectives de production de blé pour la région de la mer Noire. La raison de cette chute réside dans l’amélioration générale des perspectives de production.

Dans le bulletin de la FAO sur l’offre et la demande de céréales publié le même jour, l’institution a revu à la hausse ses prévisions concernant la production céréalière pour 2017 (+18,4 millions de tonnes depuis juillet). Elles «s’établissent au niveau de 2,611 milliards de tonnes, légèrement au-dessus du record de 2016», indique l’institution.

La hausse des anticipations de production pour le blé par rapport à juillet (+1,2% à 748,8 millions de tonnes) est due à l’amélioration des perspectives de production pour la Russie. «Des pluies plus favorables devraient augmenter les rendements». Cette hausse compense largement les révisions à la baisse concernant les Etats-Unis et le Canada, qui subissent de mauvaises conditions météorologiques.

La prévision pour la production mondiale de céréales secondaires a également augmenté de 0,7% par rapport à juillet (à 1,359 milliard de tonnes). Cela s’explique par l’évolution favorable qu’enregistrent les productions d’orge et de maïs en particulier au Brésil et en Russie. Le riz affiche une tendance similaire (amélioration des anticipations de production de 0,5%).

Cette dernière devrait atteindre un niveau record de 503 millions de tonnes pour l’année 2017. Une révision essentiellement due à de légers ajustements à la hausse des prévisions de production pour l’Inde, les Philippines et la Thaïlande, qui font plus que compenser les révisions à la baisse réalisées pour la Chine et la Corée du Nord.

La consommation est aussi concernée par la hausse des perspectives. L’utilisation mondiale des céréales devrait augmenter de 0,9% par rapport à la saison 2016/2017. Cela représente une hausse de 7,5 millions de tonnes par rapport aux prévisions de juillet. L’offre mondiale importante stimule la consommation du blé, qui devrait s’approcher du niveau record de 2016/2017. Là encore, le riz affiche une tendance similaire.

Des échanges plus importants de céréales attendus pour 2017/2018

La FAO a relevé ses prévisions en ce qui concerne les échanges mondiaux de céréales pour cette saison. Ils atteignent le niveau record de 403 millions de tonnes (en hausse de 8 millions de tonnes par rapport à la prévision de juillet). Cela représente une progression de 2,2% par rapport à la saison 2016/2017. En ce qui concerne le blé, les perspectives ont également été relevées de près de 3 millions de tonnes, en raison de la hausse constatée de la demande en provenance du Brésil et de l’Inde.
Pour ce qui est des échanges mondiaux des céréales secondaires, les importations plus importantes que prévues de la part de la Chine, du Mexique, de l’Iran et de l’Union Européenne ont motivé une hausse de 4 millions de tonnes de la prévision pour l’année prochaine. Les prévisions ont aussi été augmentées pour le riz en raison d’une demande soutenue au Proche-Orient et en Afrique de l’Ouest.

 

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