Entreprises

Thales fait le pari de l’impression 3D

Par Reda BENOMAR | Edition N°:5101 Le 07/09/2017 | Partager
L’unique site à réaliser ce type de production pour toutes les filiales du groupe
A Casablanca, l’aéronautique continue de prendre son envol

Thales inaugure aujourd’hui un site dédié à la fabrication additive à Casablanca. Implanté dans la zone Midparc sur 1.000 m², cette usine d’impression 3D sera la seule à réaliser ce type de production pour toutes les filiales du groupe. La technologie retenue est celle du frittage laser métal. Le groupe fera l’acquisition d’ici à 5 ans d’un parc d’environ 10 machines de technologie SLM qui proviendront d’une filiale de l’américain 3D Systems.

Ce dernier assure également la formation des ingénieurs qui officieront au sein de l’usine. Au début les dimensions maximales des pièces fabriquées seront de 25 cm x25 cm x 30 cm. Elles augmenteront en adaptant continuellement les investissements aux besoins des clients. Ce projet industriel s’inscrit dans la démarche du Plan d’accélération industrielle 2014-2020, porté par le Maroc, qui prévoit la structuration d’un écosystème innovant impliquant Thales et ses fournisseurs locaux.

«Notre centre au Maroc va se concentrer sur les produits à très forte valeur ajoutée. Il s'appuiera sur l'écosystème aéronautique de Casablanca pour tout ce qui est post-processing, opération mécanique ou de traitement de surface. Le choix du Maroc s'explique par l'existence de cette supply chain et aussi la qualité de son enseignement académique en matière de mécanique», confie Jean-Claude Derbes, directeur industriel du projet. «Casablanca va devenir le centre de mécanique 3D au plan mondial pour le groupe. Toutes les nouvelles pièces qui seront produites avec cette technologie le seront au Maroc», poursuit-il.

La fabrication additive permet de produire des pièces avec une structure interne plus complexe que les procédés de fabrication traditionnels et une mise sur le marché plus rapide. Le procédé d’impression 3D retenu par Thales consiste à agglomérer des poudres d’alliages métalliques à l’aide d’un laser à haute intensité. La fabrication additive est un processus de fabrication qui transforme un modèle 3D en un objet physique, en assemblant des couches successives d’un même matériau.

«Cette technologie permettra d’engendrer une réduction significative des délais de développement et de fabrication de pièces à haute valeur ajoutée en alliages métalliques complexes pour le secteur aéronautique et spatial », explique Prigent. Thales couvre l’ensemble de la chaîne de valeur des pièces réalisées en impression 3D: depuis la conception générale, conception détaillée, industrialisation, maîtrise des poudres, fabrication 3D, contrôle et post-traitements des pièces, aussi bien pour des applications de prototypage que de fabrication multi-unitaire et production de série.

Les plus grands s’y mettent

L’impression 3D permet de produire des pièces avec une structure interne plus complexe que les procédés de fabrication traditionnels et une mise sur le marché plus rapide. Elle permet d’intégrer plusieurs composants et plusieurs fonctionnalités qu’il serait difficile voire impossible à fabriquer par usinage mécanique classique. Différentes technologies sont disponibles pour l’impression métal, mais la plus prometteuse et la plus précise pour l’industrie de pointe reste celle appelée ALM (Additive Layer Manufacturing) qui consiste à imprimer en 3 dimensions des objets métalliques dans n’importe quel métal, avec des propriétés mécaniques identiques au métal de base et une précision pouvant approcher le 1/10e de mm. Ils sont de plus en plus nombreux à franchir le pas. Parmi les plus grandes entreprises, il y a déjà Aerospace, Airbus, Aviation Industry Corporation of China, Boeing, Bombardier, la NASA, Rolls Royce, Jewelry, Lego, Volvo Construction Equipment et bien d’autres. Parmi les dernières annonces, on trouve des géants de l’industrie comme Siemens, GE Aviation, Michelin et Thales.

 

 

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