International

Corée du Nord/ONU: Dures sanctions en négociations

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5100 Le 06/09/2017 | Partager
Pétrole, tourisme, décisions sur le plan diplomatique
Discussions et vote lors du Conseil de sécurité le 11 septembre
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Après le nouvel essai nucléaire de Pyongyang, Washington et ses alliés ont plaidé pour de nouvelles sanctions. Elles concerneraient le pétrole, le tourisme, le renvoi dans leur pays de travailleurs nord-coréens expatriés et des décisions sur le plan diplomatique. Ces mesures seront négociées dans les prochains jours avant une mise au vote du Conseil de sécurité le 11 septembre.

Au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, Washington dispose du soutien de Londres, Paris, Rome et Tokyo. «Nous soutenons l'adoption rapide de nouvelles sanctions dans le domaine économique et sectoriel», a indiqué l'ambassadeur français François Delattre, à l'issue d'une session du Conseil convoquée lundi dernier. C'est la deuxième fois en six jours que cette instance se réunit en urgence. Le 29 août, elle a adopté une déclaration à l'unanimité condamnant le tir de missile nord-coréen ayant survolé le Japon. Les dernières sanctions visaient à priver la Corée du Nord d'un milliard de dollars par an de recettes.

Moscou et Séoul ont condamné le dernier essai nucléaire nord-coréen. En revanche, Vladimir Poutine, le président russe qui a assisté au sommet des puissances émergentes des Brics (Brésil, Russe, Inde, Chine, Afrique du Sud), s'est dit opposé à de nouvelles sanctions, les jugeant d'avance «inutiles et inefficaces».

La Chine pense que la crise «doit être résolue de manière pacifique». Son ambassadeur à l'ONU, Liu Jieyi, cité par AFP, a prévenu que «Pékin ne permettra jamais le chaos et la guerre dans la péninsule coréenne». Il a demandé l'adoption du plan russo-chinois. Celui-ci prévoit le gel des tests atomiques et de missiles nord-coréens en échange d'une suspension des exercices militaires conjoints des armées américaine et sud-coréenne.

La Corée du Nord pourrait avoir désormais la capacité de mettre une bombe nucléaire sur un missile pouvant toucher les Etats-Unis. Mais les Occidentaux n'en ont pas la certitude absolue à ce stade. Mardi 5 septembre, la marine sud-coréenne a lancé des manœuvres à tirs réels, afin de dissuader Pyongyang de toute provocation en mer. Et ce, au lendemain d’autres manœuvres terrestres elles aussi à tirs réels simulant une attaque avec des missiles balistiques sur le polygone de tir nucléaire nord-coréen.

Dans l'immédiat, Séoul et Washington ont annoncé le renforcement en Corée du Sud du système anti-missiles Thaad (Terminal High-Altitude Area Defense) ainsi que la suppression du seuil limitant à 500 kg la charge portée par les missiles sud-coréens. Le président américain Donald Trump a également donné son accord pour des ventes «pour des milliards de dollars» d'équipements militaires et armements à Séoul.

Les Bourses asiatiques stressent

Cédant à la panique après l’essai nucléaire nord-coréen, la plupart des grands marchés asiatiques retrouvent leur calme. En effet, la Bourse de Hong Kong a terminé stable hier mardi, tandis que les places de Shanghai et Shenzhen poursuivaient leur hausse. L'indice Hang Seng a gagné en clôture 1,09 point, à 27.741,35 points. L'indice composite de Shanghai a gagné 0,14%, soit 4,74 points, pour s'établir à 3.384,32 points dans un volume d'échanges de 245,6 milliards de yuans (31,59 milliards d'euros). Quant à l'indice composite de Shenzhen, il a gagné 0,20%, soit 4,02 points, à 1.972,14 points dans un volume d'échanges de 317 milliards de yuans (40,77 milliards d'euros).

 

 

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