Economie

L'ANP cherche un gestionnaire du chantier naval de Casablanca

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5100 Le 06/09/2017 | Partager
L'appel d'offres pour le choix du consultant ouvert le 19 septembre
L'enjeu: faire de la métropole économique un hub
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Le nouveau chantier naval de Casablanca, dont le coût est estimé à 830 millions de DH, est localisé à l'est du port (Ph. ANP)

L'Agence nationale des ports (ANP) est en quête d'un concessionnaire pour le nouveau chantier naval de Casablanca. Un appel d'offres pour une expertise  technique, juridique et financière d'un coût de 6 millions de DH est lancé. L'ouverture des plis pour cette prestation, qui englobe aussi le marketing du projet auprès des investisseurs potentiels et l'accompagnement pour la conduite du processus d'appel à concurrence, est fixée au mardi 19 septembre.

Le consultant devra présenter une étude de la structuration juridique et organisationnelle de la société concessionnaire et procéder à une estimation des coûts d'exploitation, d'entretien et de maintenance des équipements, des infrastructures  et autres superstructures du chantier naval.

Ce chantier naval fait partie du projet Wessal Casa Port et devrait positionner Casablanca dans ce domaine. Casablanca compte ainsi tirer profit de la forte affluence le long de ses côtes et répondre à la  demande en réparations de navires. Elle devrait aussi tirer profit de la saturation de l’offre, aux îles Canaries en particulier et capter une partie de la demande potentielle internationale.

Ce chantier naval devrait  atteindre une capacité de traitement de 22 unités par an pour la forme de radoub (cale sèche pour l'entretien), de 400 à 470 bateaux pour le portique à sangles (450 tonnes) et de 6 navires moyens simultanément pour la plateforme élévatrice (5.000 tonnes). Sa mise en concession devrait, en principe, garantir un service aux standards internationaux.

Le nouveau chantier naval, dont l'état d'avancement est jugé satisfaisant, fait partie d'une stratégie globale. Celle-ci vise à positionner le Maroc en «hub de l'industrie navale en Afrique». Mais il faudra mobiliser un investissement de 4,5 milliards de DH dans les infrastructures portuaires jugé nécessaire. La stratégie portuaire s'articule autour de quatre activités dont la réparation et la maintenance navales ainsi que la construction navale. Le démantèlement des navires est également prévu avec comme objectif d'en faire une source d'approvisionnement pour la sidérurgie nationale.

 

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