International

«Je n’ai pas peur» Un seul slogan face au terrorisme

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5095 Le 29/08/2017 | Partager
Un grand rassemblement pour la paix à Barcelone
Enquêtes après les attaques à l’arme blanche à Bruxelles et Londres
La coopération renforcée entre le Maroc et l’Espagne
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Plusieurs personnes ont marché samedi dernier à Barcelone contre le terrorisme, en présence du roi d’Espagne. Felipe VI est devenu le premier souverain espagnol à participer à une manifestation depuis le rétablissement de la monarchie en 1975 (Ph. AFP)

Londres et Bruxelles ont été confrontées à de nouveaux actes terroristes. Hier lundi, les autorités belges et britanniques poursuivaient leurs enquêtes après ces attaques à l’arme blanche contre les forces de sécurité. Elles interviennent dans un contexte de multiplication des attentats terroristes en Europe et dont la plupart ont été revendiqués par Daesh, rapporte l’agence AFP. En effet, la Belgique a été la cible le 22 mars 2016 d’un double attentat perpétré par des kamikazes se réclamant de l’EI, qui a fait 32 morts et plus de 150 blessés.

Depuis, elle a été le théâtre de plusieurs agressions contre des militaires ou des policiers. L’organe chargé en Belgique de l’évaluation de la menace terroriste, l’Ocam, a maintenu le niveau actuel à 3 sur une échelle de 4. A Londres, la police a annoncé que le niveau de la menace restait à «grave», signifiant qu’un attentat est «très probable». Le Royaume-Uni a été durement frappé par le terrorisme cette année, avec trois attentats revendiqués par le groupe Etat islamique depuis mars.

A Londres, des assaillants ont utilisé par deux fois un véhicule pour percuter des passants avant de les attaquer avec des couteaux, en mars (cinq morts) et en juin (huit morts). En mai, un homme s’est fait exploser avec une bombe artisanale à la sortie d’un concert à Manchester, faisant 22 morts. D’autres attaques ou tentatives présumées ont eu récemment lieu ailleurs en Europe, dont Stockholm en avril dernier, Berlin fin décembre 2016 et Nice en juillet 2016.

Aux dernières nouvelles, le principal suspect dans l’attaque au couteau qui a fait deux morts et huit blessés le 18 août à Turku, dans le sud-ouest de la Finlande, s’est avéré être un Marocain de 22 ans, nommé «Abderrahman Bouanane», selon la justice finlandaise. Au total, sept personnes ont été arrêtées dans ce dossier, dont celui qui est soupçonné d’avoir été l’auteur de l’attaque, blessé par balle à la cuisse par la police peu après les faits. Trois ont été relâchées.

Pour dénoncer le terrorisme, plusieurs personnes unies par le slogan «je n’ai pas peur» ont participé le week-end dernier à Barcelone à une grande manifestation pour la paix, en présence du roi d’Espagne. Ministres, chefs de partis, maires et présidents de régions étaient également venus en grand nombre.

Ceci une semaine après les attentats dans cette ville et à Cambrils, également en Catalogne (nord-est), qui ont fait 15 morts et plus de 120 blessés les 17 et 18 août. Revendiqués par l’organisation Etat islamique (EI), les attentats de Catalogne ont été perpétrés par six Marocains âgés de 17 à 24 ans ayant grandi ensemble dans la petite ville catalane de Ripoll. Plusieurs associations de la communauté marocaine et musulmane installée en Espagne ont condamné fermement ces attentats terroristes.

El Khalfi communique

«La coordination établie entre le Maroc et l’Espagne en matière de lutte contre le terrorisme dépasse la simple coopération sécuritaire pour englober aussi l’encadrement religieux», a indiqué Mustapha El Khalfi, le ministre délégué chargé des relations avec le Parlement et la société civile, porte-parole du gouvernement. Répondant à une question sur l’arrestation de personnes au Maroc pour leur implication présumée dans les attentats de Barcelone, il a souligné, lors d’un point de presse à l’issue du Conseil de gouvernement, que les services de sécurité marocains sont «mobilisés pour mener les investigations nécessaires…». Tout en notant que les enquêtes sont toujours en cours. Le sujet sera évoqué lors de la visite ce mardi 29 août à Rabat du ministre de l’Intérieur espagnol, Juan Ignacio Zoido. Il devra rencontrer son homologue marocain, Abdelouafi Laftit, selon la presse espagnole.

 

 

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