Brèves internationales

Brèves Internationales

Par L'Economiste | Edition N°:5094 Le 28/08/2017 | Partager

■ Crise migratoire: Nouvelle réunion à Paris
Le président français Emmanuel Macron organise ce lundi 28 août  à Paris une rencontre consacrée à la crise migratoire. Y ont été conviés les présidents tchadien et nigérien Idriss Deby Itno et Mahamadou Issoufou mais aussi le chef du gouvernement d'entente nationale libyen Fayez al-Sarraj, dont les pays sont au coeur du transit de migrants d'Afrique et du Moyen-Orient vers les côtes européennes. La chancelière allemande Angela Merkel, les chefs de gouvernement italien et espagnol, Paolo Gentiloni et Mariano Rajoy, et la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, seront présents à la rencontre.

■ Les négociations sur l'Alena reprennent
Le deuxième round de renégociation de l'Accord de libre-échange nord-américain (Alena) se tiendra à Mexico du 1er au 5 septembre. Lors du premier cycle de discussions qui s’est déroulé du 16 au 20 août, les Etats-Unis, le Canada et le Mexique avaient passé en revue plusieurs sujets (balances commerciales, dispositions sur l'emploi, litiges commerciaux...). Imposée par Donald Trump qui en a fait une priorité de sa politique économique, la modernisation du traité de l'Alena était devenue incontournable. Washington entend s'attaquer en particulier au problème du déséquilibre de sa balance commerciale avec le Mexique. Depuis la signature du traité, il est passé d'un excédent de 1,6 milliard de dollars à un déficit de près de 64 milliards de dollars. D'autres rencontres sont prévues d'ici la fin de l'année, un rythme particulièrement rapide et très inhabituel pour ce genre de traité qui s'explique toutefois par des échéances politiques au Mexique comme aux Etats-Unis. En effet, l'année prochaine, le premier pays tiendra des élections présidentielles et parlementaires et le second organisera un scrutin législatif. Le résultat de ces deux échéances est crucial puisque l'accord doit être ratifié par les Parlements de chaque pays.

■  Paris accorde un prêt à Bagdad
La France va accorder un prêt de 430 millions d'euros à l'Irak. L'annonce a été faite samedi  par Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères. En visite en Irak, le chef de la diplomatie française a indiqué au Premier ministre irakien Haider al-Abadi que les fonds seraient débloqués avant la fin de l'année. Ce prêt, d'une durée de 17 ans, permettra à l'Irak d'encourager des réformes de fond et l'assainissement financier. Il impose, comme c'est le cas aussi pour la Banque mondiale, l'amélioration de la gestion des finances publiques et de la gouvernance des entreprises publiques ainsi qu'une plus grande efficacité énergétique.
L'Irak a déjà reçu des prêts de soutien budgétaire ou d'investissement de la part d'autres pays, comme l'Allemagne (500 millions d'euros) et sollicite aussi l'aide du FMI. La facture de la reconstruction irakienne est estimée entre 700 et 1.000 milliards de dollars. Les villes reconquises doivent être déminées et les services de base rétablis, afin de permettre le retour des populations déplacées. L'Irak compte 3,3 millions de déplacés sur un total de 39 millions d'habitants. Une conférence des donateurs est prévue à la fin de l'année au Koweït.

■  Pékin durcit ses relations avec Kim Jong-un
En application des récentes sanctions internationales adoptées par l'ONU contre le régime de Kim Jong-un, Pékin a annoncé avoir interdit aux firmes et ressortissants nord-coréens d'établir de nouvelles entreprises en Chine. Il sera également interdit à des investisseurs ou entrepreneurs nord-coréens d'établir en Chine toute nouvelle société, qu'il s'agisse d'une coentreprise avec un partenaire chinois ou d'une firme à capitaux étrangers, précise le ministère chinois du Commerce
L'interdiction cible aussi toute expansion des joint-ventures  existantes. Les demandes d'autorisations pour de nouveaux investissements chinois en Corée du Nord seront également rejetées. Les entreprises établies par Pyongyang à l'étranger constituent une source cruciale de devises.
Ce nouveau durcissement intervient alors que Pyongyang a procédé samedi 26 août au tir de trois missiles à courte portée en mer du Japon, au moment où se déroulent d'importantes manœuvres des armées américaines et sud-coréennes dans la péninsule.
La Chine, principal allié et soutien économique de Pyongyang, avait déjà annoncé la semaine dernière la suspension de ses importations de fer, plomb et produits de la mer en provenance de Corée du Nord, après l'arrêt mi-février de ses achats de charbon.

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc