Brèves internationales

Brèves Internationales

Par L'Economiste | Edition N°:5093 Le 25/08/2017 | Partager

■ Fitch prévient de la dégradation de la note américaine
Une impasse dans les discussions sur le relèvement du plafond de la dette des Etats-Unis menacerait la note «AAA» du pays, a estimé, mercredi, l’agence de notation Fitch. Au cours des prochaines semaines, la Maison-Blanche va entamer des négociations avec le Congrès au sujet du plafonnement de la dette, ainsi que sur le budget de 2018. «Si la limite sur le plafond de la dette n’est pas relevée à temps (…), Fitch réviserait la note souveraine des Etat-Unis avec des implications potentiellement négatives», indique Fitch à l’AFP. L’agence de notation SP Global Ratings avait déjà retiré aux Etat-Unis sa note de triple A (la meilleure possible) en 2011, suite à une crise qui portait également sur le plafond de la dette.
Dans le cas où le Congrès n’accepterait pas le niveau des dépenses pour l’année budgétaire 2018, le gouvernement serait contraint de «fermer». Fitch prévient qu’une fermeture de l’exécutif «n’aurait pas d’impact direct sur la note AAA, mais illustrerait combien les divisions politiques menacent le processus budgétaire».

■ Merkel veut rétablir la confiance dans le diesel
«Nous avons besoin de retrouver confiance dans le diesel» pour limiter «la perte de valeur» des voitures concernées, a déclaré la chancelière allemande, lors d’un forum organisé par le quotidien populaire Bild avec ses lecteurs. Le secteur a beaucoup souffert des scandales à répétition touchant l’industrie automobile allemande. Merkel a souligné que les constructeurs «ont commis de grosses fautes, dont certaines relèvent du droit pénal» et d’autres «de l’exploitation de failles» dans les tests anti-pollution. Mais elle a estimé qu’il fallait «trouver un mélange raisonnable» dans les mesures imposées à ce secteur. «Nous faisons en sorte qu’il n’y ait pas d’interdiction de circulation» des voitures diesel dans certaines villes, a-t-elle répété, alors que le gouvernement avait organisé début août un sommet avec les constructeurs principalement destiné à éviter de telles interdictions.

■ Norvège: Le fonds souverain dépasse 1.000 milliards de dollars au 2e trimestre
Le plus grand fonds souverain au monde a vu sa valeur dépasser les 1.000 milliards de dollars au second trimestre, selon les chiffres officiels publiés mardi 22 août. Le fonds norvégien a affiché un rendement de 2,6% pour la période allant d’avril à juin. D’après la Banque de Norvège qui est chargée de la gestion du fonds, le rendement est tiré par l’embellie boursière. Il a bénéficié en particulier du gain de 3,4% enregistré par les placements en actions. Ceux-ci représentent 65,1% de son portefeuille avec des parts dans quelque 9.000 entreprises à travers le monde. Les trois principales étant Apple, Nestlé et la maison mère de Google, Alphabet. Les rendements affichés par les placements en obligations (32,4% des actifs) et dans l’immobilier (2,5%) s’établissent respectivement à 1,1% et à 2,1%. Pour l’ensemble du premier semestre, le rendement global s’élève à 6,5%, soit un gain de 499 milliards de couronnes.

■ L’Inde veut stimuler son industrie de l’armement
Premier importateur d’armement de la planète, l’Inde prévoit de dépenser des dizaines de milliards d’euros pour moderniser son armée, à condition que les armes fournies soient fabriquées sur son territoire. L’armée indienne est en effet insuffisamment équipée et son arsenal est de plus en plus obsolète. De l’autre côté, le voisin chinois affirme de plus en plus sa puissance. Le premier ministre Narenda Modi veut, à terme, rendre son pays indépendant en matière de technologie militaire et limiter les importations étrangères. Tous les appels d’offres du secter de l’armement contiennent donc des clauses exigeantes de «make in India». Le groupe Airbus, par exemple, se dit prêt à installer une usine en Inde pour équiper l’armée de ses hélicoptères «Panther». Le contrat entre le gouvernement indien et le géant occidental porterait sur plus d’une décennie, et serait d’un volume de plusieurs milliards d’euros. L’américain Lockheed Martin, qui se tient dans l’attente d’un appel d’offres pour des avions de combat monomoteurs, a lui récemment annoncé avoir signé un accord avec le groupe Tata pour fabriquer des F-16 en Inde.

■ France: Les chantiers de la rentrée
Le Premier ministre français, Edouard Philippe, vient de présenter les principaux chantiers de la rentrée. Interrogé sur BFM TV/RMC, le chef de gouvernement a précisé la trajectoire de la baisse des cotisations sociales promise par Emmanuel Macron, après l'annonce la veille par Bercy que cela se ferait en deux temps en 2018. Certains commentateurs ont estimé que l'effet en janvier sur la fiche de paie des salariés serait peu visible et que de fait, la réforme serait difficile à défendre. En parallèle, le gouvernement va augmenter dès le 1er janvier de 1,7 point la contribution sociale généralisée (CSG) pour compenser cette baisse des cotisations sociales. Une mesure qui va toucher aussi les retraités. Edouard Philippe a par ailleurs réitéré l'engagement du gouvernement de supprimer la taxe d'habitation. Il s'est exprimé aussi sur les contrats aidés, réévaluant à 320.000 leur nombre pour 2017. Le Premier ministre a laissé entendre que le tour de vis serait beaucoup plus fort l’année prochaine. Tout en assurant que le gouvernement ferait «en sorte que l'utilisation des contrats aidés dans l'éducation nationale et les outre-mer soit préservée».

■ Oeufs contaminés: Un deuxième insecticide en cause
Les autorités françaises ont indiqué n'avoir pas été alertées par les dispositifs de veille de la Commission européenne sur la présence éventuelle d'un autre insecticide dans les ovoproduits venant des Pays-Bas et de Belgique. Le gouvernement néerlandais a révélé mercredi dernier qu'un deuxième insecticide «modérément toxique» avait été utilisé par Chickfriend, le prestataire de services incriminé dans l'affaire du fipronil. Il s'agit de l'amitraz, utilisé dans un seul élevage bovin et avicole pour tuer les mouches, selon une lettre adressée par deux ministres au Parlement néerlandais.

■ L’Espagne plus optimiste sur sa croissance
Le ministre de l'Economie espagnol, Luis de Guindos, vient d’annoncer que son gouvernement allait certainement revoir sa prévision de croissance pour 2017, actuellement de 3%. Et ce, après une progression du PIB de 0,9% au deuxième trimestre. C'est le quinzième trimestre d'affilée de croissance pour l'Espagne qui affiche un des taux les élevés de la zone euro. A noter que la Banque d'Espagne table sur une croissance de 3,1%, tout comme le FMI. Par ailleurs, Luis de Guindos a déclaré que les attentats qui ont frappé Barcelone et Cambrils la semaine dernière n'avaient pour l'instant pas eu «d'impact particulièrement significatif» sur le secteur du tourisme, qui pèse plus de 11% du PIB espagnol.

■ Les industriels français plus confiants
Les industriels français ont revu à la hausse leurs prévisions d'investissements. Ils tablent désormais sur une progression de 7% cette année, indique l'Insee dans son enquête menée en juillet. Les chefs d'entreprise de l'industrie manufacturière ont aussi relevé leur estimation de croissance des investissements pour l'ensemble de l'année 2016 à 5% (+1 point par rapport aux données publiées en avril).

■ Plus de 13.400 actes de terrorisme en 2016
Pas moins de 13.400 actes de terrorisme ont eu lieu dans le monde en 2016, soit 9% de moins qu’en 2015, causant la mort d’environ 34.000 personnes, selon les chiffres compilés par les chercheurs de l’Université du Maryland (Etats-Unis). Sur ce chiffre des victimes, en baisse de 10% par rapport à l’année précédente, plus de 11.600 morts sont des auteurs de ces attentats, précise cette étude annuelle, établie par le National consortium for the study of terrorism and responses to terrorism (Start) de l’université. Des actes de terrorisme ont eu lieu dans 108 pays mais dans 87% des cas et pour 97% des victimes, ce furent des pays du Moyen-Orient, d’Afrique du Nord, d’Asie du Sud et d’Afrique subsaharienne. L’Europe occidentale n’a été le théâtre que de 2% des attaques mondiales en 2016, résultant à moins de 1% des morts, soit une baisse de 20% par rapport à l’année précédente.

■ L’Allemagne à un mois des législatives
«Merkel ou Merkel, l’Allemagne n’a-t-elle que ce choix?»: le thème du principal talk-show politique du dimanche illustre l’ambiance à un mois des législatives, à l’issue desquelles la chancelière allemande vise un quatrième mandat. Les sondages eux se suivent et se ressemblent. Les sociaux-démocrates (SPD) de Martin Schulz, avec 22-25% des intentions de vote, sont distancés de 14 à 18 points par l’union conservatrice CDU-CSU d’Angela Merkel (38-40%), des scores proches de ceux de 2013. La chancelière allemande a assuré qu’une fois sa carrière politique achevée, elle n’acceptera pas de poste dans les affaires, dénonçant son prédécesseur, Gerhard Schröder, qui rejoint le géant pétrolier russe Rosneft.

 

 

 

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