Economie

Commerce extérieur: La facture énergétique repart à la hausse

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5088 Le 17/08/2017 | Partager
Elle a explosé de 33,4% à 39,13 milliards de DH
L’agriculture et l’agro-alimentaire, premier poste à l’export
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A fin juillet, les  importations ont enregistré une augmentation, en valeur, plus importante que les exportations. Ce qui s’est traduit par une hausse du déficit de 7,2 milliards de DH. Le taux de couverture se stabilise à 55,9%

Le déficit commercial se creuse en juillet pour atteindre 111 milliards de DH contre 103,9 milliards à la même période l’année dernière. Même si elles ont progressé de 7,1% les exportations ne suivent pas le rythme de la valeur des importations qui ont augmenté de 7%. Avec une valeur de 251,8 milliards de DH, les importations représentent, près du  double des ventes à l’extérieur dont la diversification est trop lente.

Tous les achats ont connu une progression importante avec le plus souvent des augmentations à deux chiffres. La facture énergétique s’emballe: elle s’est alourdie de 33,4%  s’établissant à 39,13 milliards de DH sous l’effet notamment de la hausse des cours du pétrole par rapport à l’année dernière.

Les demi-produits, matières premières et biens d’équipement restent également orientés à la hausse témoignant ainsi de la bonne marche de la machine de production.  En tout cas, les biens d’équipement constituent le premier poste d’importations (23,5%) suivi par les produits finis de consommation (23,3%) et les demi-produits (22,28%).

Les achats de produits finis de consommation sont aussi sur un trend haussier avec une facture de 58,7 milliards de DH. Cette rubrique est marquée par les importations de pièces pour véhicules de tourisme et les tissus. L’effet mouton se fait sentir puisque les importations de réfrigérateurs, lave-vaisselle et autres articles  domestiques ont pris 21,4% s’établissant à 1,4 milliard de DH à deux mois de l’Aid Al Adha.
De leur côté, les exportations ont atteint 140,8 milliards de DH à fin juillet contre 131,4 milliards  l’année dernière. La hausse tient au bon comportement de l’agriculture et l’agroalimentaire qui ont enregistré une croissance à deux chiffres pour s’établir à 31,3 milliards de DH. Les ventes du secteur agricole (produits frais, agrumes, primeurs…) ont pris 19,5%  avec un chiffre d’affaires à l’export de 11,13 milliards de DH. En revanche les expéditions de la pêche (poisson frais et fruits de mer) ont reculé de 11%. L’industrie alimentaire a pris 9,2%.

Dans ce secteur un contrat-programme a été signé entre le gouvernement et les associations professionnelles. Il vise la mise en place de 371 unités industrielles qui devrait générer 38.500 emplois, un chiffre d’affaires additionnel de 42 milliards de DH, ainsi qu’une valeur ajoutée supplémentaire de 13 milliards de DH. Les ventes du textile et cuir ainsi que des phosphates et dérivés sont également en hausse. A ce niveau, la baisse des cours mondiaux de la roche est compensée par les produits à forte valeur ajoutée. L’automobile, le premier moteur de l’export, est sur un taux d’accroissement de 2%. Ce secteur n’est plus sur des niveaux de croissance importants de ses ventes puisqu’il a atteint sa maturité.

Par ailleurs, les sept premiers mois de l’année sont marqués par la stabilité des recettes MRE et une légère hausse (3,1%) des recettes touristiques, lesquelles sont contrebalancées par une hausse des dépenses voyages de 20,1%. Du coup la balance voyages a accusé un recul de 2,3%.  Quant au flux des investissements directs étrangers, il a progressé de 33,8% sous l’effet d’une baisse des dépenses et d’une stabilité des recettes des IDE.

 

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