Analyse

Climat des affaires: Gain sur l’image, petite forme de l’entreprise

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5085 Le 11/08/2017 | Partager
Objectif: Placer le Maroc au top des 50 pays avancés
Commande publique, délais de paiement, les chantiers inachevés
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Plus de 5.000 entreprises ont fait défaut en 2015. Leur nombre a progressé de 15% en un an. La situation devrait encore se dégrader sur l’exercice 2016. Euler Hermes Acmar prédisait une hausse de 10% des défaillances l’année dernière

Des avancées mais aussi beaucoup de retard. Et c’est sur des chantiers jugés prioritaires par la communauté des affaires. Depuis sa création, en 2009,  le Comité national de l’environnement des affaires a pu renforcer l’attractivité du pays. Ce qui se mesure à travers les flux des IDE et le gain enregistré en termes de classement du Maroc dans le rapport Doing Business.

Du 129e  rang, il s’est classé 68e  en 2016 sur 190 pays. Le Maroc s’est également hissé au 1er rang en Afrique du Nord, au troisième à l’échelle du continent et au quatrième au niveau de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (Mena). Le plan d’action 2017-2018 a l’ambition de placer le pays au top des 50 pays qui se prévalent du meilleur climat des affaires. Certes, les acquis dépassent ce cadre mais beaucoup de chemin reste à faire pour améliorer la compétitivité de l’entreprise.

Surtout, la PME qui constitue l’essentiel du tissu économique national. Commande publique, délais de paiement, remboursement de la TVA, loi cadre sur la charte des services publics et celle de la TPME (Small Business act), autant de chantiers qui gagnent à être accélérés pour améliorer le climat des affaires. Pour le patronat, partenaire actif du Comité, une attention particulière doit être également accordée aux réformes décidées mais qui tardent à être mises en place, notamment la loi sur la S.A et la Charte de l’investissement.

Et le dispositif reste à compléter par la définition des indicateurs d’évaluation des travaux du Comité.  Pour le moment, le motif de satisfaction tient à l’approche participative qui allie le patronat, le Groupement professionnel des Banques, la Confédération des Chambres d’industrie et du commerce ainsi que les divers départements ministériels concernés. Mais le besoin de communication est toujours souligné par les divers partenaires.

«D’autant plus qu’un environnement des affaires sain est l’affaire de tous», souligne-t-on auprès de l’organisation patronale. Et pour cause, il repose sur un système judiciaire juste et équitable, une administration au service de l’entreprise et réglementation claire.
En attendant, des acquis ont été enregistrés. Ne serait-ce que le fait de rattacher le Comité à la primature. Ce qui est de nature à permettre la célérité des arbitrages et de la prise de décision. Car, les chantiers s’annoncent encore laborieux.

 

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