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Politique

PAM: Les raisons du départ d’El Omari

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5083 Le | Partager
Assurer la responsabilité politique des erreurs commises sous son mandat
Des rapports internes pointant des dysfonctionnements, à l’origine de sa décision
Habib Belkouch assure l’intérim
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Malgré le refus des membres du bureau politique du PAM, Ilyas El Omari s’est accroché à sa démission, préférant jeter l’éponge et assumer sa «responsabilité politique», suite aux conclusions de rapports pointant des défaillances durant son mandat (Ph Jarfi)

Passé l’effet de surprise, Ilyas El Omari a tenu une conférence, hier à Rabat, pour expliquer les raisons de son départ. Le patron démissionnaire du PAM, a avancé qu’il s’agit d’une «décision personnelle, qui n’est pas liée à la conjoncture ou à des surenchères politiciennes». En clair: cette «démission n’a aucun lien avec les événements d’Al Hoceïma».

El Omari a fait savoir que son départ de la direction du parti s’explique par les conclusions des rapports examinés par les membres du bureau politique, lundi dernier. Il en ressort que des présidents de collectivités locales déclarent être dans l’incapacité de mener leurs missions en l’absence des moyens. D’autres élus n’ont pas respecté les orientations et le code déontologique du parti, selon les rapports soumis au bureau politique du PAM.

El Omari a jeté l’éponge suite à «l’examen de ces documents qui mènent une évaluation de l’activité du parti depuis plus de 9 ans», selon ses déclarations. Il a dit assumer la responsabilité des défaillances identifiées durant la période de sa direction de cette formation. «J’assume la responsabilité politique des erreurs commises par des membres du parti, car je les ai choisis», a-t-il expliqué.

Pour l’instant, la démission d’El Omari a été rejetée par le bureau politique. S’il s’accroche au départ de la direction du parti, il a assuré qu’il reste à la tête de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma. Aujourd’hui, la demande de démission d’El Omari est sur la table du Conseil national, présidé par Fatima Zahra Mansouri. Le PAM est dirigé actuellement par Habib Belkouch, secrétaire général adjoint. Il assure l’intérim jusqu’à la tenue de la réunion du Parlement du parti. Pour l’instant, aucune date n’a été fixée. «Elle sera annoncée d’ici la fin de la semaine», a fait savoir Belkouch.

Le départ d’Ilyass El Omari semble initier une nouvelle dynamique sur la scène politique. Avec 102 sièges à la Chambre des représentants, le PAM est la 2e force politique représentée au Parlement. Si la prochaine réunion du Conseil national de cette formation approuve la démission du secrétaire général, le processus de son remplacement sera lancé, notamment avec l’annonce de la tenue d’un congrès extraordinaire.

Un chantier de restructuration sera lancé, notamment sur la base des conclusions des rapports ayant fait un diagnostic des performances du PAM depuis une décennie. L’un des principaux challenges de la prochaine période: «corriger les dysfonctionnements et présenter une nouvelle offre politique afin de favoriser un meilleur repositionnement du parti», selon Belkouch.

 

 

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