International

Pyongyang dénonce les sanctions de l’ONU

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5082 Le 08/08/2017 | Partager
Elles ne l’empêcheraient pas de développer son arsenal nucléaire
Les exportations nord-coréennes les plus visées
Le sujet évoqué lors du sommet de l’Asean
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La Corée du Nord persiste et signe. Elle a assuré, hier lundi, que le durcissement des sanctions de l’ONU ne l’empêcherait pas de développer son arsenal nucléaire. Ce message de défi est sa première réaction à la résolution adoptée à l’unanimité le week-end dernier par le Conseil de sécurité de l’ONU sous l’impulsion de Washington. La nouvelle résolution répond au premier tir nord-coréen d’un missile balistique intercontinental le 4 juillet, suivi le 28 juillet du tir d’un engin similaire. Ce qui met une bonne partie du continent américain à la portée du Nord.

Les nouvelles sanctions pourraient coûter à Pyongyang un milliard de dollars de revenus annuels tout en restreignant des échanges économiques avec la Chine, son principal allié et partenaire économique. Elles visent en particulier à empêcher les exportations nord-coréennes de charbon, de fer, de minerai de fer, de plomb, de minerai de plomb, de poissons et de crustacés. Dans leur globalité, les exportations nord-coréennes rapportent au pays chaque année trois milliards de dollars. 

Les sanctions constituent «une violation de notre souveraineté», a déclaré Pyongyang dans un communiqué de l’agence officielle KCNA. Cette déclaration est publiée alors que le chef de la diplomatie nord-coréenne Ri Yong-Ho est à Manille à l’occasion du forum annuel de l’Asean sur la sécurité en Asie-Pacifique. Il réunit les représentants des Etats-Unis, de la Chine, de la Russie et d’autres pays de l’Asie-Pacifique.

Le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson a exclu un retour rapide au dialogue avec la Corée du Nord. Il a rencontré dimanche en tête à tête ses homologues chinois et russe, Wang Yi et Serguei Lavrov. Si le ministre chinois a appelé à la reprise du dialogue avec Pyongyang, son homologue américain a réclamé au préalable l’arrêt des tests balistiques. Ces annonces surviennent au lendemain d’une rencontre des chefs de la diplomatie des deux Corées.

Le ministre nord-coréen a serré la main de son homologue sud-coréenne Kang Kyung-Wha, qui l’a pressé d’accepter l’offre de dialogue de Séoul. Mais Ri a balayé cette proposition, selon l’agence sud-coréenne Yonhap, jugeant que Séoul «manquait de sincérité». De leur côté, le président américain Donald Trump et son homologue sud-coréen Moon Jae-In ont estimé, lors d’un entretien téléphonique, que la «Corée du Nord représente une réelle menace pour les Etats-Unis, la Corée du Sud, le Japon ainsi que pour la plupart des pays du monde».

 

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