Brèves internationales

Brèves Internationales

Par L'Economiste | Edition N°:5082 Le 08/08/2017 | Partager

■ L'euro se reprend face au dollar
L'euro se reprenait un peu, hier lundi, face au dollar. En fin de matinée, l'euro valait 1,1789 dollar contre 1,1770 dollar vendredi soir. La monnaie européenne gagnait également du terrain face à la devise nippone, à 130,69 yens pour un euro contre 130,27 yens vendredi. Le billet vert restait quelque peu conforté par le rapport encourageant sur le marché du travail américain publié vendredi dernier et des remarques d'un conseiller de Donald Trump ravivant l'espoir d'une réforme fiscale aux Etats-Unis.

■ Brexit: Madrid ne fera pas de Gibraltar une condition
L'Espagne ne posera pas la récupération de Gibraltar comme condition dans les négociations sur le Brexit. Madrid entend récupérer Gibraltar, cédé au Royaume-Uni en 1713. Les tensions sur le statut du rocher, un territoire de 6,7 kilomètres carrés où vivent 32.000 personnes, sont reparties de plus belle depuis que le Royaume-Uni a voté le 23 juin 2016 la sortie de l'UE. Londres devra toutefois faire face à une clause des lignes directrices adoptées en avril par les 27 de l'UE pour les négociations. Selon laquelle aucun accord sur une relation future entre l'Union et le Royaume-Uni ne pourra s'appliquer à Gibraltar sans un accord entre Madrid et Londres. Le destin de Gibraltar a toujours été lié à celui des présides occupés de Sebta et Melilla (cf. notre édition N° 4997 du 06/04/2017). Le Maroc a les côtes séparées du «Rocher» de seulement 14 kilomètres. Sa croissance dépend notamment du détroit de Gibraltar, à la fois frontière et point de connexion entre l’Europe et le nord de l’Afrique. La zone est incontournable en matière de commerce et d’échanges internationaux. Une dynamique qui permet de se rendre compte de l’importance du port TangerMed.

■ Le sud de l'Europe sous la canicule
Une vague d'extrême chaleur frappe le sud de l'Europe, faisant plusieurs morts et causant des millions d'euros de dégâts à l'agriculture. Ce qui constitue, selon les scientifiques, un avant-goût de ce que le réchauffement climatique réserve au continent dans les décennies à venir. Ils ont averti que les décès dus aux fortes chaleurs en Europe pourraient passer de 3.000 par an actuellement à 152.000 à la fin du siècle, si le réchauffement planétaire ne diminue pas. La canicule a fait au moins cinq morts en Italie et en Roumanie depuis qu'elle s'est installée début août sur une grande partie de l'Europe du Sud. Des températures exceptionnellement élevées ont été enregistrées au Portugal, dans le sud de la France, en Italie, en Hongrie et dans les Balkans. Le mercure a dépassé les 40 degrés par endroits, accentuant la sécheresse déjà en cours et prolongeant la vague de chaleur démarrée en juillet qui avait engendré de nombreux feux de forêt, dont un avait fait 60 morts au Portugal.

■ Décès de Nicole Bricq
Nicole Bricq, sénatrice (La République en marche) de Seine-et-Marne et ex-ministre de François Hollande, est décédée dimanche matin à l'âge de 70 ans des suites d'un accident. Née le 10 juin 1947, Nicole Bricq avait été élue députée PS de Seine-et-Marne en 1997 en battant alors le sortant RPR Jean-François Copé, qui avait pris sa revanche sur elle en 2002. Elle était ensuite devenue sénatrice de Seine-et-Marne en 2004. Spécialiste des questions économiques, dotée d'une forte personnalité, elle était devenue en 2011 rapporteuse générale du Budget au Sénat, première femme à occuper ce poste. Après la victoire de François Hollande à la présidentielle de 2012, elle avait été nommée ministre de l'Ecologie, poste qu'elle n'avait occupé qu'un mois, avant de devenir ministre du Commerce extérieur jusqu'au remaniement de mars 2014.

■ Mauritanie: Le «oui» l’emporte au référendum constitutionnel

Le «oui» l’a largement emporté lors du référendum constitutionnel en Mauritanie. Ce qui constitue pour le président Mohamed Ould Abdel Aziz une nette victoire que l’opposition refuse de reconnaître. Le taux de participation s’est élevé à 53,73% et 85% des votants se sont prononcés en faveur des changements proposés via ce référendum, notamment l’abolition du Sénat. Quelque 1,4 million de Mauritaniens étaient appelés à se prononcer sur le remplacement du Sénat par des Conseils régionaux élus et une modification du drapeau national, auquel seraient ajoutées deux bandes rouges pour «valoriser le sacrifice des martyrs» de la résistance à la colonisation française qui s’est achevée en 1960.

 

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