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International

Gaz naturel: Les Etats-Unis pourraient concurrencer la Russie en Europe

Par Amine SAHRANE | Edition N°:5082 Le 08/08/2017 | Partager
L’Amérique sera exportateur net de gaz de schiste en 2018
Plusieurs projets en cours pour améliorer la capacité d’exportation
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Les Etats-Unis pourraient bien concurrencer les Russes sur le marché européen de gaz naturel. Avec le développement continu de son gaz de schiste, Washington deviendra un exportateur net dès l’année prochaine (selon un rapport du département américain de l'Energie). Cette reconfiguration du marché du gaz naturel s'explique par la baisse des importations de pipelines, l'augmentation des exportations de gazoducs et l'augmentation des exportations de gaz naturel liquéfié. Les États-Unis ambitionnent également de devenir un exportateur net d'énergie en 2020. Un exploit en grande partie dû à l'augmentation des exportations de gaz naturel.

De ce fait, les nouvelles sanctions imposées à la Russie sont très probablement poussées par des motivations économiques. Le secteur russe de l’énergie avait en effet échappé jusque-là aux rétorsions commerciales appliquées après la crise ukrainienne. L’objectif d’une telle mesure pourrait bien être le marché de l’approvisionnement européen en gaz. Les livraisons au Vieux Continent de gaz russe se sont approchées de niveaux record au premier trimestre de l’année. Selon un rapport de la Commission européenne, 42% des importations de l’Union proviennent de la Russie. Une importante part de marché que les Etats-Unis pourraient bien cibler. 

En même temps, l’Amérique est en train d’améliorer sa capacité d’exportation de gaz naturel. La société Cheniere Energy a instauré un premier terminal de liquéfaction du gaz à Sabine Pass dans le sud du pays. Cette nouvelle installation va permettre d’exporter du gaz par méthanier. Jusqu’à l’année dernière, les Etats-Unis ne disposaient que de gazoducs qui les reliaient au Canada et au Mexique. Cette situation a changé avec l’inauguration de la nouvelle structure en Louisiane. 13% des expéditions sont depuis parties vers l’Europe. L’Amérique développe également quatre autres projets au Texas et au Maryland.

Les Russe ne vont bien évidemment pas se laisser faire. Clint Oswald de Bernstein Research a prévenu dans un courriel à l’AFP que «Gazprom ne permettra pas un recul brutal de sa part de marché». Sans oublier que les contrats qui lient le géant russe avec l’Europe portent sur plusieurs années, et que son produit reste le mois cher. De plus, et même après la finalisation des projets en cours, la capacité américaine d’exportation ne sera pas suffisante pour remplacer les 160 à 180 milliards de mètres cubes de gaz importés par l’Europe chaque année de la Russie. Les Etats-Unis vont toutefois présenter une alternative qui va permettre aux Européens d’exercer plus de contrôle sur les prix.

 

 

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