Entreprises

Magriser: Bientôt une usine de matériel d’irrigation

Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5080 Le 04/08/2017 | Partager
Un investissement d’environ 40 millions de DH
Le groupe table sur 150 millions de DH de chiffre d’affaires en 2017
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Magriser veut maîtriser la chaîne de valeur du goutte-à-goutte avec la construction de l’une des plus importantes unités de fabrication dans le secteur (Ph. F. AL Nasser)

Magriser projette de se lancer dans la fabrication d’équipement et systèmes d’irrigation goutte-à-goutte (tuyaux, raccords…). L’unité sera implantée dans le territoire de Berrechid, sur près de 15.000 m2, pour un investissement initial d’environ 40 millions de DH et emploiera une vingtaine d’ouvriers. Le projet vise à contrôler la chaîne de valeurs et permettre au groupe de se lancer dans l’export. Le management compte exporter vers le Sénégal, la Mauritanie, le Burkina Faso. «Tous les acteurs mondiaux du secteur y sont déjà», explique Mohamed Azzouz, directeur général de Magriser.

Créée il y a environ 30 ans, l'entreprise réalise l’essentiel de son chiffre d’affaires (environ 80%) dans le BtoB avec une soixantaine de revendeurs. Le reste (20%) est réalisé sur les projets d’installation. Le groupe importe une large gamme de produits, environ 800 références (bassin, pompe, station de filtration, conduite en pvc, géo membrane…), principalement d’Espagne et d’Italie. Dans les deux voire trois ans à venir, le management compte hisser la part des installations à 50%. Après un passage de flambeau réussi en 2012, Mohamed Azzouz prend le relais du groupe de son père et entame une série de restructurations. Ses 70 collaborateurs ont une moyenne d’âge de 25 ans.

«Nous fonctionnons un peu comme une startup et cela marche plutôt bien», soutient le dirigeant. L’entreprise réalise une croissance d’environ 30% par an depuis plusieurs années. En 2016, elle a réalisé un chiffre d’affaires de 115 millions de DH. Ce qui lui a permis de revendiquer environ 10 à 15% de part d’un marché estimé à 1,5 milliard de DH. Pour 2017, le groupe table sur 150 millions de DH de chiffre d’affaires. «Nous comptons dépasser la barre des 300 millions de DH à l’horizon 2020», annonce le manager. L’entreprise a plusieurs projets en cours: 1.000 ha à équiper, un autre de 200 ha à Errachidia pour des palmiers-dattiers…

Le spécialiste de la distribution et installation d’équipements de goutte-à-goutte fait partie des 3 leaders du marché, aux côtés de CMGP et Kiralma. Ensemble, ils détiennent environ 40% du marché de la distribution d’équipements.
Subventionné par le Fonds de développement agricole (FDA), qui dispose d'une enveloppe d’environ 1 milliard de DH, le déploiement du goutte-à-goutte n’a pas beaucoup touché les petits agriculteurs. Dans le cadre du programme national d’économie d’eau en irrigation (PNEEI), environ 200.000 hectares sur les 550.000 à raccorder d’ici 2022 leur est réservé.

A la différence de l’irrigation gravitaire, la technique réduit les pertes en eaux dues à l’évaporation et permet d’atteindre directement la plante et les racines. L’entreprise équipe environ 5.000 ha/an. Soit l’équivalent de 10 millions de m3 d’eau économisée/an, 2.600 m3/ha par campagne.

 

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