International

La croissance reprend dans la zone euro

Par L'Economiste | Edition N°:5078 Le 02/08/2017 | Partager
Le PIB en hausse de 0,6%
Le taux de chômage a atteint son niveau le plus bas depuis 2009
La faible inflation et la fragilité de certaines banques inquiètent le FMI
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Le PIB est en hausse de 0,6% dans la zone euro et dans l’UE28 avec, respectivement, +2,1% et +2,2% par rapport au deuxième trimestre 2016

La croissance dans la zone euro poursuit sa lancée au deuxième trimestre. En effet, le Produit intérieur brut (PIB) enregistre une hausse de 0,6% par rapport au trimestre précédent dans la zone euro et dans l’Europe des 28 pays (UE28), selon les données publiées mardi par Eurostat. Sur un an, le PIB a progressé de 2,2% dans l’Union européenne (UE). D’autres estimations sont prévues pour le 16 août et le 07 septembre prochains.

Cette hausse a été porteuse d’emplois et d’opportunités. En effet, le taux de chômage a également suivi la tendance. En juin dernier, il est tombé à 9,1%. Son plus bas niveau depuis 2009, selon Eurostat. En Allemagne, il s’est maintenu en juillet à son taux le plus faible depuis la réunification, témoignant de la forte persistance de la première économie européenne. Le nombre de chômeurs a baissé de 9.000 personnes en juillet comparé à mai, plus que ce que prévoyaient les économistes.

Le taux de chômage est également resté stable à Vienne, représentant 7,6% de la population active en juillet, selon le ministère du Travail. Il a reculé de 0,5 point sur un an. Il représente l’un des plus bas de la zone euro. Quant à l’Espagne, quatrième économie de la zone euro, l’essor de ses exportations chimiques et pharmaceutiques accélère de manière considérable sa croissance.

Le Fonds monétaire international (FMI) indiquait à mi-juillet, que «le compétitif secteur exportateur espagnol contribue avec la consommation et le tourisme à la croissance vigoureuse», 0,9% au 2e trimestre, 3% prévus en 2017. Le pays exporte aujourd’hui plus de la moitié de sa production chimique, vers l’Europe, principalement, mais de plus en plus vers l’Amérique et l’Asie.

L’Espagne devrait également profiter dans les prochaines années d’une forte augmentation de la demande mondiale de chimie. Cependant, le pays reste vulnérable aux fluctuations des prix du pétrole, principal constituant d’une grande partie des produits. La zone euro est également concernée par ces incertitudes. Le FMI qui avait loué la consolidation de la reprise économique dans celle-ci, a pointé du doigt la faible inflation, la fragilité de certaines banques, ainsi que le Brexit comme «facteurs de risque pour la croissance».

Selon l’Institut, elle devrait atteindre 1,9% en 2017 pour ralentir en 2018 à 1,7%. De nouvelles réformes s’imposent donc à plusieurs niveaux: réduction des déséquilibres d’avant-crise, diminution des dettes publiques élevées…

Safaa CHOUKRI avec T.E.G.

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