International

Moyen-Orient: Les bévues de Trump attisent les tensions

Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5074 Le 27/07/2017 | Partager
Le président américain qualifie le Hezbollah de «menace pour le Moyen-Orient»
Il remet en cause les décisions d’Obama sur le dossier syrien
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Saâd Hariri, Premier ministre libanais, aux côtés de Donald Trump à la Maison Blanche. «Je pense évidemment que ce que Bachar Al Assad a fait à son pays et à l’humanité est horrible», a déclaré le président américain lors de la conférence de presse (Ph. AFP)

Saad Hariri, Premier ministre libanais, a été reçu, mardi dernier, par la Maison-Blanche. Lors de la conférence de presse, le président des Etats-Unis a qualifié le groupe chiite Hezbollah de «menace» pour l’ensemble du Moyen-Orient. Il a ensuite affirmé que «le Liban était en première ligne dans le combat contre l’Etat islamique (EI), Al-Qaïda et le Hezbollah». Des déclarations qui ont suscité le regard inquisiteur des journalistes, puisque la branche politique du groupe chiite est présente au sein du gouvernement libanais. L’organisation, née suite à l’invasion israélienne du Liban en 1982, est devenue un acteur controversé, mais incontournable au Proche-Orient. Le Hezbollah, soutenu par l’Iran, serait en train d’accroître son arsenal militaire selon le président américain, qui a aussi déclaré avoir peur que cela ne puisse «démarrer un conflit avec Israël». Le dirigeant républicain a ensuite félicité l’armée libanaise de Hariri pour avoir «protégé les frontières du Liban» et a ensuite vaguement promis que les Etats-Unis continueraient d’aider militairement leur allié. Ce ne sont pas les seules annonces faites par Trump sur l’échiquier moyen-oriental. Les décisions prises par son prédécesseur Barack Obama, en matière de politique internationale, ont également eu droit à leur lot de remarques. 
L’actuel résident de la Maison-Blanche accuse son prédécesseur démocrate de ne pas avoir tenu sa promesse en 2013. Effectivement, Obama devait intervenir militairement après l’utilisation d’armes chimiques par le régime syrien. Ceci étant fait, il s’est retiré à la dernière minute et aucune sanction n’a été engagée par la communauté internationale à l’encontre de Bachar Al Assad. «Des actes atroces contre l’humanité» qui auraient dû être suffisants pour justifier une intervention de l’armée américaine dans la région, selon Donald Trump. Ainsi, il accuse l’administration Obama de s’être retirée peu à peu de la région au profit de la Russie et de l’Iran, alliés de Damas. Trump a également rappelé qu’il avait ordonné des frappes militaires suite à une attaque à l’arme chimique le 4 avril dernier qui a causé 87 morts. Le régime syrien a démenti être à l’origine de cette attaque. 
Le président américain a précisé ne pas être «un fan» de Bachar Al Assad et a ajouté, dans un vocabulaire imprécis, qu’il n’est pas du genre à être spectateur de cela, ni de laisser le parti Baath s’en sortir après les «horribles» crimes qu’il a commis.

Hajar MANI

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