Habillage_leco
International

Grèce/Plan d’aide: Le FMI donne son feu vert de «principe»

Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5071 Le 24/07/2017 | Partager
1,6 milliard d’euros en soutien financier
L’allègement continue de diviser le Fonds et les partenaires d’Athènes

LA Grèce est encore au cœur des débats économiques européens. En effet, dans un communiqué paru jeudi soir, le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a donné son accord «de principe» à la relance du plan d’aide à Athènes. Cependant, cette décision est contestée par certains pays européens. Les fonds, accordés à la Grèce au titre d’un crédit de «précaution», s’élèvent à 1,6 milliard d’euros. Toutefois, le FMI ne débloquera pas cette somme immédiatement. 
L’annonce de l’accord de «principe» avait déjà été faite en mai dernier. Il avait permis le versement en début juillet d’une tranche d’aide de 8,5 milliards d’euros de la part de la zone euro. Il est à noter que cette pratique est assez rare de la part de l’institution monétaire. 
En effet, le dernier plan d’aide signé date de juillet 2015, Athènes y a bénéficié d’un montant total de 86 milliards d’euros qui se prolonge jusqu’en août 2018. Celui-ci devrait permettre à la Grèce de réduire sa dette colossale, qui atteint toujours près de 180% de son PIB, soit 315 milliards d’euros. 
Ces plans d’aide  devraient donc l’aider à remonter la pente et amenuiser sa facture. Le FMI, a lui, qualifié la dette grecque comme étant «insoutenable», mettant la pression sur les créanciers européens pour une renégociation de celle-ci. Ainsi, les responsables du fonds ont mis l’accent sur la réduction du poids de la dette par les partenaires européens de la Grèce pour qu’elle puisse profiter du versement du plan d’aide. 
Les responsables de l’institution ont déclaré que «même si les divergences de vue entre (le FMI) et les partenaires européens de la Grèce se sont réduites, une stratégie de réduction de la dette qui resterait basée sur des objectifs historiquement élevés pour l’excédent primaire ou le taux de croissance sur des périodes prolongées n’est pas crédible». Ils ont également rajouté que «l’excédent primaire a été fixé à 3,5% du PIB. Mais cet objectif devrait être ramené à, un,  plus soutenable de 1,5% aussi vite que possible pour apporter une marge de manœuvre budgétaire permettant d’augmenter le soutien social, stimuler l’investissement public et abaisser les impôts pour soutenir la croissance». 
Le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, s’est exprimé vendredi dernier, qualifiant l’accord de principe du Fonds monétaire international de «signal très positif pour les marchés». Selon lui, «cette participation du FMI ouvre la voie à un futur déboursement – certes moins important que celui des européens – mais néanmoins, bienvenu et utile pour l’économie grecque». 
Un déplacement du commissaire le 25 juillet prochain, à Athènes, est également prévu. Des entretiens sont attendus avec le Premier ministre de gauche, Alexis Tsipras, ainsi que le ministre des finances, Euclide Tsakalotos. Enfin, des prévisions du FMI prévoient une croissance de l’économie grecque de 2,1% pour cette année, et de 2,6% pour 2018.

Safaa CHOUKRI

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc