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Entreprises

Automobile: Seconde usine pour Faurecia à Salé

Par Nadia DREF | Edition N°:5065 Le 14/07/2017 | Partager
Un investissement de 170 millions de DH
Quelque 1.300 postes créés au départ et 500 s’ajouteront à terme
Un 3e site industriel pour les activités intérieurs et clean mobility pour 2018
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La seconde usine destinée aux coiffes de sièges de Faurecia a été inaugurée hier à Salé. Elle a nécessitée un investissement de 170 millions de DH (Ph. Faurecia)

L’équipementier Faurecia affiche de nouvelles ambitions pour le Maroc. En inaugurant, jeudi dernier, sa deuxième usine de coiffes de sièges, à Salé, sise à Technopolis, le groupe, l’un des principaux fournisseurs des constructeurs automobiles mondiaux, a annoncé l’ouverture en 2018 de sa troisième unité industrielle à Kénitra. Cette dernière sera dédiée aux activités «intérieurs» et «clean mobility».
La nouvelle usine, dont la construction a été réalisée en 7 mois, occupe une superficie de 12.800 mètres carrés. L’investissement global est de l’ordre de 170 millions de DH pour Faurecia. Le fonds d’investissement Emergence Gestion accompagne également ce projet.
Cette usine permet la création de plus de 1.300 emplois, avec la perspective à terme d’accueillir 1.800 salariés. Elle produit quotidiennement 10.000 coiffes cuir et textile de sièges automobiles, destinées aux véhicules 3008 et 5008 de Peugeot. Le groupe compte doubler sa production en 2019 avec l’ouverture de l’usine de Kénitra de PSA.
«Cette deuxième unité est la 70e usine et extension d’usine au Maroc depuis la mise en place du Plan d’accélération industrielle. Le marché est là. Nous sommes en négociation avec le troisième constructeur. Le processus est long, mais nous y arriverons sûrement et nous comptons attirer même un quatrième», a souligné Moulay Hafid Elalamy, ministre de l'Industrie, de l'Investissement, du Commerce et de l’Economie numérique. «Il est clair que le partenariat industriel engagé avec Faurecia est porteur de développement et de performance pour notre industrie automobile. En renouvelant le choix de la destination Maroc, Faurecia participe activement au déploiement de la vision tracée pour le secteur: celle d’étoffer les chaînes de valeur locales et de densifier notre tissu productif», affirme-t-il.
Pour sa part, Patrick Koller, directeur général de Faurecia, a indiqué: «C’est une étape importante dans l'histoire de Faurecia au Maroc, où nous sommes présents depuis 2009. Le Royaume constitue une base stratégique car nous sommes au plus près de nos clients et bénéficions d’un cadre propice au développement de nos activités». Le groupe compte actuellement 3.300 employés dans le pays où il réalise 1,2 milliard de DH de chiffre d’affaires à l’export. 

Premier producteur de coiffes en Afrique du Nord

Avec les sites de Kénitra et de Salé, auxquels s’ajoute celui de Ben Arous en Tunisie, Faurecia est le premier producteur de coiffes automobiles en Afrique du Nord.
Au niveau mondial, Faurecia est devenu en 20 ans un acteur majeur de l’industrie automobile. Avec 330 sites dont 30 centres de R&D répartis dans 34 pays, Faurecia est leader dans ses trois domaines d’activité: sièges d’automobiles, systèmes d’intérieurs et mobilité propre. Le groupe a réalisé en 2016 un chiffre d'affaires de 18,7 milliards d'euros et emploie 100.000 personnes.


 «L’usine de Salé une référence industrielle», déjà!

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Patrick Koller, directeur général de faurecia (Ph. Faurecia)

- L’Economiste: Le groupe décide d’augmenter ses investissements au Maroc. Quels sont les atouts du Royaume?
- Patrick Koller: Nous bénéficions de deux avantages majeurs au Maroc, la qualité de la main-d’œuvre et le coût. Ceci nous permet d’être compétitifs par rapport aux pays de l’Est, notamment la Roumanie. Nous sommes contents de la qualité de formation des jeunes marocains. D’ailleurs, le niveau de formation des salariés, leur savoir-faire reconnu dans les métiers du textile et l’installation d’outils de production ultramodernes et connectés font de l’usine de Salé une référence industrielle. Aussi nous envisageons d’introduire la production d’autres produits au Maroc.

- Arrivez-vous à trouver les compétences hautement qualifiées au Maroc?
- Pour le moment, nous n’arrivons pas à trouver assez d’ingénieurs au Maroc. Nous en recrutons auprès des Marocains formés à l’étranger. Nous avons décidé de financer, nous-mêmes, la formation de jeunes universitaires marocains en France pour doter nos usines de compétences qualifiées dans la recherche et le manufacturing. Dans le futur, il n’y aura pas d’équipement qui ne soit pas connecté. Il faut que tous nos usines soient prêtes pour intégrer cette connectivité. 

 

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