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Régions

Plantes aromatiques: L'Oriental, fief du romarin

Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5061 Le 10/07/2017 | Partager
490.000 hectares et une production de 120.000 tonnes/an
La région compte de nombreux GIE qui vivent de cette ressource
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Le haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD), a choisi l’Oriental pour célébrer la journée internationale des coopératives. Une activité organisée mardi dernier au campus du savoir d’Oujda sous le thème des coopératives forestières comme mode durable de valorisation des écosystèmes du romarin et consolidation de la cohésion sociale. Le choix de l’Oriental n’est pas fortuit. La région couvre la plus grande nappe de romarin sur le plan national (490.000 hectares);  répartie sur les provinces de Figuig (57% à Talsint et Boumrime), Jerada (13%) et Taourirt (30%). Quant à la production en phytomasse sur pieds, elle gravite autour de 120.000 tonnes/an. Le romarin est également la filière la plus développée en matière de gestion, exploitation et  impacts écologiques, pour ce qui est des plantes aromatiques et médicinales. Sa production, en feuilles sèches, avoisine les 40.000 tonnes. Ce qui valorise, en amont, la contribution des coopératives dans le développement économique et leur contribution dans la création d'emplois et lutte contre la pauvreté. Les travaux de la journée ont ciblé plusieurs thématiques: la stratégie du HCEFLCD en matière de contractualisation, organisation, valorisation des plantes aromatiques et médicinales, contribution de cette filière au développement des populations locales, présentation du plan d’action dans l’Oriental, accompagnement financier des coopératives pour l’octroi des crédits et subventions. Une convention a également été conclue entre l’université Mohammed Premier d’Oujda et la direction régionale du HCEFLCD en matière de recherche/développement et échanges d’expertise. 
Le haut commissariat a fait de sa stratégie de conservation des ressources forestières et de développement durable, un outil pour faire participer les ayants droit à la réalisation de projets de développement local. Une stratégie qui est mise en œuvre à travers la conclusion de contrats de partenariat avec les coopératives forestières ou des groupements d’intérêt économique autour des projets visant la création de conditions de stabilité et de coexistence entre la forêt et la population riveraine, souligne Mohammed Bennani Baiti, directeur régional du HCEFLCD.
En marge de cette journée, plusieurs coopératives ont bénéficié de matériel et d’équipement visant l’amélioration de la qualité des produits et l’application de bonnes pratiques de récolte. Une distribution qui s’inscrit dans le cadre des campagnes de sensibilisation à l’importance du travail mécanique. Seule alternative pour améliorer les revenus et pérenniser les ressources.

Exemplarité et impacts positifs 

Le processus de partenariat avec les coopératives forestières, qui date de l’année 1938, a nettement évolué depuis 2005 au niveau national, en passant de 9 à 161 coopératives et de  545 à 9.505 adhérents, opérant dans différentes filières liées à la valorisation des produits forestiers ligneux et non ligneux. Durant les douze dernières années, 221 partenariats ont été conclus avec les coopératives forestières d’une valeur globale de 404 millions de DH. Elles ont généré 4,5 millions de journées de travail dans le milieu rural. La mise en œuvre de ce partenariat a permis d’améliorer le niveau de vie en assurant un revenu moyen mensuel de 2000 DH par adhérent, de favoriser la participation des populations concernées à la conservation des écosystèmes forestiers et d’alléger par conséquent la pression sur les ressources naturelles.

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