Economie

Défaillances des entreprises: alerte rouge au Maroc

Par Amine SAHRANE | Edition N°:5061 Le 10/07/2017 | Partager
12% prévus cette année
Des disparités selon les régions

Euler Hermes donne une photographie de la situation des défaillances des entreprises à l’international. Dans son «bulletin économique de l’été 2017», la société d’assurance-crédit se penche sur la progression des délais de paiement dans le monde. 
L’étude montre que ce développement dépend des pays. Alors que des Etats comme la France et les Pays-Bas affichent une forte amélioration des délais de paiement, d’autres comme le Maroc (+12%) et le Singapour (+12%) sont dans une situation moins favorable. 
Le rapport relève également une hausse des défauts de paiement chez les grandes entreprises. Environ 74 sociétés affichant un chiffre d’affaires supérieur à 50 millions d’euros ont fait faillite au cours des trois premiers mois de l’année. Le chiffre d’affaires cumulé de ces compagnies s’élève à 19,1 milliards d’euros, en hausse de 34%. Les 20 plus grandes défaillances représentent d’ailleurs 70% du total mondial en chiffre d’affaires cumulé (13,4 milliards d’euros). La plus forte hausse du nombre de grosses faillites concerne l’Europe. Plus d’une grande défaillance sur trois (25 sur 74) a en effet concerné le vieux continent pour le premier trimestre 2017.
Le défaut de paiement des entreprises pourrait avoir un effet domino. Ce phénomène, bien connu au Maroc, peut affecter les fournisseurs d’un bout à l’autre de la chaîne. A titre d’exemple, les manquements aux échéances des dettes dans la distribution aux Etats-Unis et au Royaume-Uni pourraient affecter les secteurs électronique, manufacturier et textile dans le monde entier. 
Enfin, la progression du phénomène de la thésaurisation ne manque pas d’attirer l’attention. La croissance économique mondiale a beau soutenir la génération des cash-flows, la persistance des incertitudes et des risques continue à inciter les entreprises à épargner. Elles vont cependant être moins amenées à le faire avec la reprise des investissements et des fusions, note le rapport. Dans une analyse par secteur, celui de la technologie apparaît comme la machine à cash la plus performante. C’est particulièrement vrai aux Etats-Unis, où il cristallise 71% des réserves mondiales de trésorerie du secteur. Sur un total de 2,1 billions de dollars détenus par les entreprises américaines, 916 milliards de dollars (44%) sont captés par le secteur de la technologie, notamment par les géants que sont Apple, Microsoft, Alphabet, Cisco et Oracle.

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