Entreprises

Industrie automobile - Jobelsa Automotive: Nouvel entrant dans les coiffes de sièges

Par Amin RBOUB | Edition N°:5061 Le 10/07/2017 | Partager
Une JV entre Palm Indus et l’espagnol Jobelsa
Un investissement de plus de 240 millions de DH
L’usine devra générer 1.320 emplois directs

Voilà un bel exemple marocain de reconversion industrielle. Le groupe Palmeraie Industries & Services (plus connu à travers sa filiale Dolidol) se lance dans l’industrie automobile.  Son pôle industriel, Palm Indus, monte une joint-venture avec l’équipementier automobile espagnol Jobelsa. Baptisée Jobelsa Automotive, la co-entreprise, qui mobilise un investissement de plus de 240 millions de DH, sera spécialisée dans le revêtement d’intérieur, les coiffes et l’assemblage de sièges de véhicules made in Maroc. L’accord vient d’être signé entre Saad Berrada Sounni, président du groupe marocain, et José Beltran, président du groupe espagnol Jobelsa.  La première phase de l’usine sera déployée sur un site de 15.000 mètres carrés, dans le complexe industriel de Palm Indus à Dar Bouazza, au sud de Casablanca. Cette unité devra créer 1.320 emplois directs. «Notre groupe a développé une maîtrise des exigences du secteur automobile à travers notre filiale Dolidol. Avec ce partenariat, Palm Indus reconfirme sa stratégie et sa volonté de poursuivre son développement afin de tirer pleinement profit de son potentiel de croissance au Maroc», explique Jalil Skali, DG de Palm Indus. Ce nouvel investissement vient répondre à la forte demande des constructeurs européens en matière de sièges de voitures et de revêtement de l’habitacle. 

Intégration de l’amont à l’aval

L’unité de production dispose de tous les moyens humains et techniques pour fournir des équipements aux standards internationaux. Selon ses dirigeants, l’usine devra en plus apporter une forte valeur ajoutée aux constructeurs européens, compte tenu de la proximité géographique, de la compétitivité de ses process. L’usine dispose également d’un centre de design et de R&D doté de moyens les plus évolués. S’y ajoute un potentiel considérable d’intégration locale. Dans une seconde phase, les fondateurs de Jobelsa  Automotive comptent s’inscrire dans une démarche d’intégration de l’amont vers l’aval de ses activités de mousses dédiées à l’automobile. D’ailleurs, le groupe marocain Palm Indus compte développer la fabrication de sièges complets, d’appui-têtes, le revêtement intérieur de véhicules, les planches de bord... en partenariat avec des équipementiers et des constructeurs locaux. 
Cet investissement intervient dans un contexte de forte attractivité des investissements d’équipementiers automobiles de renom. 
Lear, Snop, Faurecia, Yazaki, ACG-Induver, Léoni, Delphi, Valeo, Fujikura, Sumitomo, Saint Gobain... Les implantations se succèdent à un rythme assez soutenu. De grands groupes s’installent à Tanger, Kénitra, Casablanca, Bouznika. Ils viennent anticiper les futures capacités en cours de déploiement. Le Maroc devra produire 600.000 véhicules dans 3 ans, répartis entre 400.000 unités chez Renault et 200.000 chez PSA.  Mieux encore, l’Etat se fixe l’objectif d’atteindre une capacité de production de 1 million de véhicules dans les 5 prochaines années. Ce qui permettra au Maroc de monter dans le classement parmi les 10 importantes plateformes de production automobile au monde. Bien évidemment, l’intérêt est dans la montée en valeur ajoutée, la maximisation de l’intégration locale (un taux qui grimpe à 80-85% avec PSA), le transfert de savoir-faire, l’attractivité des IDE et surtout les créations d’emplois par milliers.  Pour rappel, la filière industrielle locale s’est engagée avec l’Etat à réaliser un chiffre d’affaires de 100 milliards de DH en 2020 et un taux d’intégration locale de 65% en 2020 contre à peine 20% en 2012.

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