Régions

Kénitra veut réduire sa facture d’éclairage public

Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5060 Le 07/07/2017 | Partager
La gestion assurée par une SDL
La procédure pour le choix de l’opérateur lancée par la commune et la SIE
Objectif: atteindre 200.000 points lumineux

Kénitra veut suivre l’expérience adoptée par  la ville de Salé en matière d’efficacité énergétique en vue de réduire la facture de son réseau d’éclairage public d’au moins 40%. Cela en confiant la gestion de ce secteur à un opérateur spécialisé dans le domaine dans le cadre d’une Société de développement local (SDL). Un avis d’appel à manifestation d’intérêt a été lancé conjointement par la commune de Kénitra et  la Société d’investissements énergétiques (SIE), pour le choix de l'opérateur. Le dernier délai pour le dépôt des dossiers des candidatures est fixé au 7 juillet 2017. «Ce qui va nous permettre de choisir dans un premier temps  3 ou 4 opérateurs qui présentent les meilleurs dossiers notamment en termes d’expertise technique et moyens humains et financiers», signale Aziz El Guermad, vice-président de la commune de Kénitra, chargé de l’infrastructure et des grands projets. «Par la suite, on procédera au lancement d’un appel d’offre pour le choix du futur partenaire parmi les opérateurs sélectionnés», ajoute-t-il. Tous les efforts seront déployés pour connaître le nom du futur opérateur avant la fin de cette année, selon le responsable de la commune. Un opérateur qui permettra de garantir au meilleur coût, la meilleure performance énergétique des équipements existants et nouveaux à travers la SDL, est-il indiqué. Notre commune sera l’actionnaire principal de cette société avec deux autres partenaires: le nouvel opérateur et la SIE, précise El Guermad. Parmi les objectifs principaux de la future SDL, atteindre à l’issue des cinq premières années de fonctionnement une réduction d’au moins 40% de la consommation du réseau d’éclairage public de la ville de Kénitra.  
«Grâce au montant économisé, on pourra donc prendre en charge les prestations fournies par le nouvel opérateur », signale l’adjoint du maire. Ce qui va soulager le budget de la commune en réduisant la facture du réseau dont le montant dépasse 25 millions de DH par an. «Celle-ci mobilise plus de la moitié de son budget pour les dépenses du personnel et la facture de la collecte des déchets», indique El Guermad.
«En plus de l'utilisation de lampadaires à LED, on vise également la réorganisation de notre réseau d’éclairage public qui a connu un développement considérable ces dernières années suite à la création de nombreux lotissements d’habitation et de zones d’activités économiques», ajoute pour sa part Aziz Rebbah, président du conseil de la commune de Kénitra. Il est également prévu de mettre en place le suivi et contrôle en vue de réduire le nombre de pannes ainsi que les délais d’intervention. 

Les craintes de Rebbah

Pour le maire de Kénitra, l’option de la gestion déléguée reste envisagée en cas de non aboutissement de la création de la SDL. Et même pour celle-ci, il faut créer les conditions favorables pour sa réussite. Une ville comme Kénitra dispose de seulement 40.000 points lumineux ce qui semble insuffisant pour le développement d’une SDL dont l’opérateur privé doit dégager des bénéfices. Il faut avoir donc un réseau d’intervention dépassant les 200.000 points lumineux, recommande Rebbah. Pour atteindre ce seuil, il faut que la SDL intervienne dans une région ou dans plusieurs villes.

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