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Dossier Spécial

Les destinations estudiantines passées au crible

Par Reda BENOMARKarim Agoumi | Edition N°:5057 Le 04/07/2017 | Partager
Amérique, Asie, Europe,… le choix est large
Les ambassades accompagnent le traitement des demandes des étudiants ayant réussi leur bac
Attention, les dossiers doivent être complets pour un visa dans les temps
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Etudier à l’étranger demeure une option de premier choix pour les étudiants marocains. Néanmoins, l’inscription et l’admission à de tels établissements nécessitent le plus souvent un budget conséquent et le suivi de démarches spécifiques (Ph. Fotolia)

Choix cornélien pour les élèves après le bac quant aux études supérieures à l'étranger. Une étape cruciale entre rush des examens, suspense des résultats, beaucoup d’étudiants attendent les vacances d’été pour se décider. Ceux qui ont été admis dans des écoles supérieures en France, aux Etats-Unis ou en Chine doivent finaliser leurs démarches administratives afin de commencer à préparer les autres étapes de leur voyage.

■ Canada, choix privilégié des étudiants sur le continent américain
Etudier au Canada constitue une option de choix pour les bacheliers marocains. Le pays comprend des établissements supérieurs de renommée mondiale dont notamment McGill ou encore l’université de la Colombie-Britannique. Chaque année, ce sont plus de 130.000 étudiants internationaux qui choisissent d’y poursuivre leur cursus. Les frais de scolarité varient entre 5.500  et 15.000 dollars par an. Attention cependant, les conditions d’entrée et d’admission sont très règlementées par l’immigration canadienne. Le Centre de réception des demandes de visas (CRDV) reçoit régulièrement les demandes de permis d’études pour l’ambassade canadienne à Rabat. Les dossiers peuvent être déposés au CRDV du lundi au vendredi, de 9h à 17h. À noter qu’il faut compter au moins 4 à 6 semaines de traitement. Par ailleurs, les demandes peuvent être soumises jusqu’à 5 mois avant le début des classes.

■ La Chine, pour le dépaysement et la qualité de vie
La Chine attire chaque année de plus en plus de bacheliers marocains. Le pays, dont le développement économique impressionne, comprend plus de 2.000 établissements dédiés à l’enseignement parmi lesquels des universités renommées mondialement telles que Fudan ou encore Jiaotong. La plupart des cours étant en chinois, une à deux années de langue sont donc nécessaires avant d’intégrer la spécialité choisie. Les étudiants doivent se renseigner pour savoir si le diplôme chinois qu’ils comptent obtenir est reconnu par l’Etat marocain car ce n’est pas toujours le cas. Un visa est obligatoire pour tout étranger voulant se rendre en Chine, quelle que soit sa nationalité ou origine. Le visa que les étudiants doivent obtenir est le «X visa». A noter qu’il existe un visa de catégorie F pour un séjour d’études inférieur à 6 mois. Côté démarche, les candidats doivent se présenter à l’ambassade pour retirer un formulaire. Ils devront rendre leurs dossiers avec un passeport en cours de validité, une photo d’identité, le formulaire JW 201 ou 202 que l’université chinoise aura fourni, la lettre d’admission provenant de l’université d’accueil ainsi qu’un formulaire d’identification physique. La demande de visa doit être effectuée au moins 30 jours avant le projet de départ, sachant qu’il faut au minimum 5 jours ouvrables pour les formalités. Après leur arrivée en Chine, les candidats devront effectuer une déclaration de résidence dans un délai de 30 jours auprès du département de la Sécurité publique locale. Il est par ailleurs interdit de travailler sans autorisation en Chine.

■ Les Etats-Unis ou le rêve américain
Stanford, Harvard, Princeton, Yale… Les universités américaines comptent parmi les meilleures au monde. Le système éducatif américain est fédéral et non pas national, ce qui veut dire que chaque Etat gère ses établissements. Enfin, le «rêve américain» a un prix: le coût des études y est parmi les plus chers au monde, entre 250.000 et 700.000 DH.
Le système d’enseignement supérieur du pays comprend des «colleges», des «universities» et des «institutes». Les collèges sont généralement de taille plus modeste et délivrent en majeure partie des diplômes de premier cycle (undergraduate) tandis qu’une université décerne aussi bien des diplômes de deuxième que de troisième cycle (graduate) tout en ayant un budget important destiné à la recherche. Quant à l’institut, il propose la préparation de diplômes dans des disciplines proches les unes des autres.
Concernant les démarches administratives, il existe deux types de visa étudiant aux Etats-Unis: le «F-1» visa, pour les étudiants qui financent leurs études avec des fonds personnels, et le «J-1» visa pour les boursiers du gouvernement américain ou bénéficiaires de bourses de coopération maroco-américaine telle que la Fulbright.
Avant toute démarche concernant le visa, l’étudiant doit préalablement être accepté dans une université américaine qui lui enverra alors le I-20, certificat d’admission à compléter. Muni de ce certificat, le candidat pourra se présenter à l’ambassade pour faire sa demande de visa. Parmi les documents à soumettre, l’étudiant doit fournir des justificatifs concernant ses ressources financières ainsi que des informations concernant son lieu de résidence. Par ailleurs, il doit valider un test linguistique comme le Toefl (Test of English as a Foreign Language) afin de prouver son niveau.
A noter que les étudiants étrangers ne sont pas autorisés à travailler hors du campus durant la première année d’études.

■ La France pour la diversité de l’enseignement et l’histoire commune
Les étudiants marocains sont nombreux à se rendre en France pour étudier, attirés par de grandes écoles telles que HEC Paris ou encore l’ESSEC dont le prix annuel moyen peut atteindre les 13.500 euros, soit plus de 147.000 DH. Pas moins de 60% d’entre eux choisissent en effet l’Hexagone plutôt qu’une autre destination. Les types de diplôme en France s'inscrivent dans le système LMD, ce qui garantit une équivalence parfaite. Certaines inscriptions se font sur le site www.admission-postbac.org (20 janvier - 20 mars) qui rassemble les prépas communes (CPP, CPI) et plusieurs autres écoles et universités. Il est possible de formuler un maximum de 12 vœux. Une fois accepté, le reste des démarches s’en trouve grandement simplifié. Un rendez-vous est pris au bureau de Campus France à Rabat puis au consulat pour la demande de visa. La première année, un visa étudiant est délivré, visa qu’il faudra échanger sur place en France contre un titre de séjour d’un an à l’OFII

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La France demeure la première destination d’études à l’étranger pour les bacheliers marocains. Plusieurs options existent pour les démarches du visa étudiant, à savoir Campus France ou encore via l’ambassade ou les consulats (Ph. CP)

(Office français de l'immigration et de l'intégration).
A noter que la plupart des inscriptions dans une école de commerce post-bac passent par un concours. Les plus cotées d’entre elles ont des épreuves communes dans toute la France et parfois au Maroc. Le dossier scolaire est épluché et soigneusement étudié par la commission d’évaluation de l’établissement d’accueil. Le parcours est finement étudié, les notes et évaluations des précédents professeurs sont analysées. Cette commission possède seule le pouvoir d’accepter ou de refuser un candidat. Le meilleur moyen de mettre toutes les chances de son côté est d’obtenir tout au long de son parcours au lycée des notes excellentes et de faire preuve d’une grande motivation.

■ Royaume-Uni, l’excellence au prix fort
Le Royaume-Uni compte parmi les destinations les plus privilégiées par les bacheliers marocains. La réputation de ses grandes universités telles qu’Oxford ou encore Cambridge n’est en effet plus à faire. Mais pour pouvoir accéder à ces prestigieux établissements, l’étudiant doit demander une équivalence du baccalauréat marocain, pas toujours reconnu au sein du pays. Il doit également avoir un excellent niveau en anglais. Le British Council propose dans ce sens de passer le test de niveau IELTS (International english language testing system) à raison d’une session d’examen par mois. L’institut facilite également les procédures d’admission et renseigne les étudiants sur les démarches administratives à suivre. La vie étudiante au Royaume-Uni n’est pas donnée. Pénurie de logement, frais de scolarité, transport, le séjour peut coûter de 80.000 à 120.000 DH.  Le prix à payer pour prétendre à l’excellence.

■ La Russie redevient attractive pour les étudiants
La Russie séduit de plus en plus de bacheliers marocains. La puissance économique mondiale, qui comporte plus de 650 universités publiques, attire les étudiants de par son coût de la vie relativement peu élevé et par la prise en charge des frais de formation par l’Etat. Ils sont également nombreux à vouloir s’inscrire dans des filières enseignées en langue française telles que la pharmacie ou encore la médecine générale. Le programme d’études comprend néanmoins un cours obligatoire de russe. C’est indispensable afin que l’étudiant puisse communiquer durant son séjour. Pour entamer ses études dans le pays des tsars, il est fortement conseillé de s’y rendre avant le 15 novembre. Afin de s’inscrire dans des universités russes, l’étudiant doit se renseigner impérativement  auprès du Centre russe de la science et de la culture à Rabat. Un moyen d’assurer l’obtention de son visa, mais pas seulement. L’organisme évite également aux bacheliers de préparer un diplôme non reconnu au sein du Royaume. Après avoir reçu l’original de la «Lettre d’invitation», l’étudiant s’adresse à l’ambassade ou au consulat général de la Fédération de Russie au Maroc pour faire sa demande de visa d’études.

■ Italie, la dolce vita des étudiants marocains
Dotée d’une richesse culturelle et artistique, l’Italie attire de nombreux étudiants étrangers. Elle se distingue par un large réseau d’établissements. Les universités sont présentes aussi bien dans les grandes métropoles que dans les petites villes provinciales. Afin d’y séjourner, les étudiants marocains doivent s’adresser aux représentations diplomatiques italiennes présentes dans le Royaume pour faire une demande de visa, en principe au début du mois d’août précédant le commencement des études envisagées. À cette demande doivent être joints des documents indispensables tels que le passeport, le certificat de naissance dûment traduit en italien ainsi que le livret de famille. Il ne faudra pas oublier de prouver la disponibilité de moyens financiers suffisants pour financer ses études (un minimum de 350 euros par mois est requis soit 3.500 euros pour une année universitaire de 10 mois).
Les universités italiennes prévoient également des frais d’inscription qui peuvent varier considérablement de l’une à l’autre. Il est notamment suggéré aux candidats de s’informer préalablement sur les montants à payer. Par ailleurs, dans les 8 jours suivant l’entrée en Italie, les étudiants doivent se rendre à la préfecture de police (Questura) pour demander leur permis de séjour pour «motif d’études».

 

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