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Gouvernance africaine: Le coup de pouce de la BAD

Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5056 Le 03/07/2017 | Partager
Un don de 649.000 dollars pour améliorer les compétences du Cafrad
1.700 cadres africains formés par le centre de Tanger depuis sa création en 1964
Les best practices de gouvernance pour répondre aux défis des pays africains
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L'accord a été conclu par Yacine Fal, DG adjointe de la BAD pour l’Afrique du Nord et Stéphane Monney Mouandjo, DG du Cafrad (Ph. BAD)

Pour accompagner son développement, l’Afrique doit compter sur ses propres cadres qui devraient être compétents et formés selon les meilleurs standards internationaux. C’est l’ambition du Centre africain de formation et de recherche administrative pour le développement (Cafrad) créé à Tanger en 1964. Cela nécessite un renforcement des capacités de ce centre pour lui permettre de répondre aux nouveaux défis des pays africains.

Pour accompagner cette opération de transformation et de renforcement des capacités du Cafrad, ce dernier a bénéficié d’un don de 649.000 dollars accordé par la Banque africaine de développement (BAD). Ce don va permettre notamment de lancer une étude stratégique pour adapter l’organisation de ce centre, sa gouvernance et son offre de formation, a indiqué Yacine Fal, DG adjointe de la BAD pour l’Afrique du nord lors de la conclusion de l’accord en présence de Stéphane Monney Mouandjo, DG du Cafrad.

Grâce au don, cet organisme panafricain bénéficiera d’un diagnostic institutionnel, d’un plan de transformation triennal, d’un nouveau schéma organisationnel, d’une stratégie ciblée de mobilisation de ressources ainsi que d’une lecture des besoins en matière d’expertise et de formation, est-il expliqué. En principe, les travaux de cette étude devraient être achevés en mai 2019, signale Mouandjo.

Il est important de doter l’Afrique de son propre centre de référence en matière de promotion des meilleures pratiques dans les domaines de la gouvernance économique et financière, au bénéfice des administrations et institutions publiques africaines et panafricaines, indique Yacine Fal. Et d’ajouter, «il est surtout capital d'adapter les modèles institutionnels en impliquant davantage d'acteurs clés tels que le secteur privé et la société civile».

La contribution de la BAD va permettre également de renforcer l’intégration régionale: avec une offre de formation diversifiée et de qualité, le centre contribuera à l’harmonisation et à la convergence réglementaires au niveau des espaces Uemoa et Cemac, est-il expliqué.

Pour rappel, le nombre de cadres africains formés depuis la création du Cafrad avoisine 1.700 personnes, précise Stéphane Monney Mouandjo. Ce qui a permis au centre de Tanger de contribuer à la formation de la première génération des administrateurs africains car, à l'époque de sa création, la majorité des pays du continent n’était pas dotée d’école d’administration, précise-t-il.

La réforme de l’administration et de la gouvernance figure parmi les axes de travail prioritaires du Cafrad, ajoute le DG. Celui-ci annonce aussi les préparatifs pour le transfert prochainement du siège du Cafrad de Tanger à Rabat.

 

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