Habillage_leco
Entreprises

Duty free: L’ONDA prépare une vision pour 20 ans

Par Nadia DREF | Edition N°:5055 Le 30/06/2017 | Partager
1,2 million de DH pour la mise en place d’une étude visant le développement de cette stratégie
En 2016, les redevances ont atteint 190 millions de DH HT

L’Office national des aéroports (ONDA) compte développer davantage ses recettes pour répondre aux coûts d’entretien croissants des terminaux et des pistes, et pour faire face aux investissements prévus pour leur agrandissement. La dernière trouvaille de l’Office consiste en la mise en place d’une vision pour les 20 ans à venir couvrant le développement de sa branche «duty free shop».

«Le profit pourra être fortement augmenté si l’ONDA est partie prenante dans cette activité, à l’instar de certains aéroports européens, dans des conditions à définir», fait valoir le management. «L’Office ne doit en aucun cas être directement impliqué dans la gestion opérationnelle de l’activité DFS, ne supportera aucun investissement y afférent et n’effectuera aucun apport en numéraire», précise-t-on auprès de l’Office des aéroports.

Pour réaliser ses objectifs, l’ONDA vient de lancer un appel à manifestation sur offres de prix pour la réalisation d’une étude visant la définition du modèle économique pour la participation dans l’activité duty free shop et l’accompagnement pour sa mise en œuvre. Le coût estimé de cette opération est de 1,2 million de DH.

L’adjudicataire sera connu le 10 juillet prochain. Le cabinet d’études retenu devra fournir, entre autres, une analyse des réalisations et performances commerciales de l’activité DFS d’une manière générale et de chaque opérateur sous contrat ONDA de manière spécifique, une évaluation du potentiel de croissance de l’activité au Maroc sur les 20 années à venir, la présentation des scénarios possibles de participation (périmètre, structure, modèle, etc.).

Le bureau d’études devra également établir, pour chaque scénario possible, une estimation du potentiel de revenus additionnels pour l’ONDA sur cette activité pour les 20 années à venir ainsi qu’une étude de faisabilité juridique et réglementaire des scenarios possibles, une analyse des risques associés, l’aspect opérationnel, des avantages et inconvénients.

A travers cette stratégie, l’ONDA vise à développer davantage la zone marchande et augmenter ainsi ses recettes extra-aéronautiques, qui s’élèvent actuellement à 20% de son chiffre d’affaires. Le reste étant ventilé entre les redevances de survol (40%) et celles aéroportuaires (40%). En 2016, les redevances commerciales globales perçues par l’ONDA se sont élevées à 550  millions de DH HT. L’activité «duty free shop» a généré au profit de cet opérateur public des redevances de l’ordre de 190 millions de DH HT, soit 35% des redevances globales.

Les taxes commerciales perçues sont constituées des redevances domaniales et d’un pourcentage sur le chiffre d’affaires réalisé, qui varie entre 20 et 30%, assorti d’un minimum annuel garanti. L’activité DFS telle que définie consiste en la vente de produits dits basiques, notamment les liquides, tabacs, parfums et cosmétiques ainsi que les articles de mode & accessoires. En 2016, cette branche a totalisé un chiffre d’affaires d’environ 800 millions de DH. Elle est développée dans les zones sous douane des principaux aéroports du pays.

 Mode opératoire

Deux opérateurs exploitent actuellement l’activité duty free shop à travers des conventions de concessions commerciales conclues avec l’ONDA. Ces acteurs spécialisés, comme le suisse Dufry, très présent en Afrique, qui gère, entre autres, le duty free de Marrakech-Menara, participent à aménager les surfaces commerciales et à faire venir des marques internationales. D’autres pays sont allés plus loin dans le développement des zones commerciales, à travers la construction de cités aéroportuaires incluant des hôtels, des centres de conférences, des malls... Ce n’est pas encore le cas du Maroc.

 

 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc