Entreprises

Aivam: De nombreux chantiers pour la nouvelle équipe

Par Moulay Ahmed BELGHITI | Edition N°:5052 Le 23/06/2017 | Partager
Fiscalité, prime à la casse, dématérialisation des immatriculations… la feuille de route
Un plan de sécurité routière et des incitations pour le véhicule propre au programme
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Le nouveau bureau de l’Aivam a dressé son plan d’action pour les 3 prochaines années. Comme chantiers prioritaires, il y a la fiscalité, une prime à la casse et la dématérialisation des immatriculations et de l’homologation notamment  (Ph. Aivam)

Nouvelle équipe, nouvelles missions, nouvelles ambitions. L’association des importateurs de véhicules au Maroc vient d’élire son nouveau bureau suite à la tenue de son conseil d’administration mercredi 21 juin. A sa tête Adil Bennani, DG de Toyota du Maroc. Il sera épaulé par 2 vice-présidents, Abdelouahab Ennaciri, DG de Scama (Ford) et Oubada Nassereddine, DG de Global Engines (Hyundai).

Amin Souhail, patron de Sopriam et Abdelaziz Maalmi, DG de Diamond Motors ont respectivement été nommés secrétaire général et administrateur trésorier. Rachid Fadouach (DGA de Smeia), Victor El Baz (patron de CAC), Eric Basset (DG de Renault Commerce Maroc) ainsi que Mohamed Amal Guedira (Auto Nejma) sont les administrateurs. Et cette nouvelle équipe a du pain sur la planche.

En effet, elle a tracé une feuille de route pour le moins ambitieuse. L’Aivam compte ainsi s’attaquer à l’amélioration de la règlementation pour faciliter la mission de ses membres. Les importateurs distributeurs entendent militer pour la mise en place d’une prime à la casse sur les véhicules de plus de 20 ans.

Il s’agit selon Adil Bennani d’un gisement de 1,5 million de véhicules. Autre chantier d’importance pour lancer définitivement l’activité de l’occasion, la dématérialisation des services d’immatriculation et d’homologation auprès des importateurs-distributeurs. Cela prendra cependant au moins une année et demie pour être effectif. Mais, les discussions sont lancées entre les deux parties.

L’Aivam entend aussi professionnaliser et harmoniser la relation vendeurs et organismes de financement pour arrêter avec une pratique qui pose problème aux opérateurs. L’autre source de problème pour les importateurs, c’est incontestablement la contrefaçon des pièces de rechange pour laquelle, ils sont en train d’élaborer un plan d’action pour l’éradiquer.

Le volet fiscal est aussi un point crucial pour les membres de l’Aivam. Ils entendent en effet préparer une liste de doléances destinée au gouvernement. Ils demandent la révision de la fiscalité de plusieurs éléments notamment sur la détermination des chevaux fiscaux et des frais d’immatriculation, de la TVA, de la vignette, de la TIC, de la taxe de luxe…

Par ailleurs, l’association dont les membres drainent un chiffre d’affaires de 62 milliards de DH (soit 3,2% du PIB) et emploient 15.000 personnes directes et plus de 120.000 indirectes va bientôt entamer les démarches pour mettre en place un dispositif incitatif pour les véhicules propres. L’Aivam s’engage aussi sur la promotion et la mise en place d’un plan de sécurité routière.

 

 

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