International

Crise du Golfe: Les efforts diplomatiques s’intensifient

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5042 Le 09/06/2017 | Partager
Washington, Paris et Koweït… les médiateurs
La balle est désormais dans le camp de Doha

Des efforts diplomatiques impliquant Washington, Paris et Koweït se sont intensifiés pour contenir la crise dans le Golfe. Celle-ci oppose le Qatar, accusé de soutenir le terrorisme, à l’Arabie saoudite et ses alliés. Cette crise a donné lieu à une série d’appels téléphoniques des présidents Donald Trump et Emmanuel Macron et à une tentative de médiation de l’émir du Koweït qui s’est rendu successivement en Arabie saoudite, aux Emirats arabes unis et au Qatar.

Pour Riyad et ses alliés, la balle est désormais dans le camp de Doha qui doit changer de politique et adopter le consensus régional sur les sujets sensibles. Les Emirats arabes unis sont à la pointe des critiques contre Doha. Leur ministre d’Etat aux Affaires étrangères Anwar Gargash a posé une série de conditions comme l’arrêt des programmes qualifiés d’extrémistes dans certains médias.

Il a exigé aussi un «engagement politique» incluant le respect de promesses faites lors d’une première crise en 2014. Après avoir soutenu l’isolement du Qatar, le président américain Donald Trump a offert son aide pour désamorcer la crise. Lors d’un entretien téléphonique avec cheikh Tamim, Trump a proposé d’aider les différentes parties à régler leurs différends. Une rencontre à la Maison-Blanche peut être programmée si nécessaire.

Le président français Emmanuel Macron, lors d’entretiens séparés avec l’émir du Qatar, le président iranien Hassan Rohani et le roi Salmane d’Arabie saoudite, a aussi invité toutes les parties à poursuivre le dialogue. Car il est primordial de préserver la stabilité dans la région et à lutter contre le terrorisme.

A noter que le Qatar a rejeté en bloc toutes les accusations portées contre lui. Tout en affirmant que la crise avait éclaté à la suite du «piratage» du site web de son agence de presse attribuant à son émir de «fausses» déclarations. Mercredi soir, le ministère de l’Intérieur à Doha a publié un rapport préliminaire d’enquête sur ce piratage. Selon lui, il a commencé en avril, utilisant des «méthodes techniques innovantes et aboutissant le 24 mai à la publication d’informations fabriquées». Il n’en a pas identifié les auteurs. Le Qatar a indiqué se faire aider dans l’enquête par le FBI et le rapport préliminaire révèle que des experts britanniques y travaillent aussi.

 

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