Habillage_leco
International

Ce que Poutine et Macron se sont dit

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5035 Le 31/05/2017 | Partager
Syrie, droits de l'homme, médias russes… des échanges directs
Création d'un groupe de travail sur le terrorisme
poutine-macron-035.jpg

Le président français Emmanuel Macron et son homologue russe Vladimir Poutine ont visité l'exposition «Pierre le Grand, un tsar en France», commémorant les 300 ans du voyage du tsar Pierre le Grand 1er à Versailles et l'établissement de relations diplomatiques entre la France et la Russie, en mai et juin 1717. Le président russe devait ensuite se rendre seul au nouveau Centre spirituel et culturel orthodoxe russe (Ph. AFP)

Pour leur premier échange, lundi dernier au château de Versailles, le président français Emmanuel Macron et son homologue russe Vladimir Poutine se sont montrés directs. Ils ont évoqué plusieurs dossiers chauds dont la Syrie, les droits de l'homme ou encore les médias russes.

Sur le dossier syrien, Emmanuel Macron a tracé une «ligne rouge» en forme d'avertissement au régime de Bachar al-Assad, soutenu par la Russie, sur toute utilisation d'armes chimiques. Elle fera «l'objet de représailles et d'une riposte immédiate de la part des Français», a déclaré le président français.

En 2013, son prédécesseur, François Hollande avait renoncé en pareilles circonstances à une intervention militaire contre le régime de Damas après le recul américain et britannique. En même temps, Emmanuel Macron souhaite «renforcer le partenariat avec la Russie sur la Syrie ainsi que la création d'un groupe de travail sur le terrorisme». Le président français a aussi plaidé pour une transition démocratique en Syrie.

Mais en «préservant un Etat syrien et en se disant prêt à discuter avec l'ensemble des parties, y compris les représentants de Bachar al-Assad». La réouverture d'une ambassade de France à Damas n'est pas à l’ordre du jour. Sur le dossier de l'Ukraine, Poutine a indiqué que les sanctions contre la Russie ne contribueront pas à régler la crise.

Le président français a souhaité une désescalade de la tension en évoquant une prochaine discussion réunissant plusieurs pays dont la Russie, l’Ukraine, la France et l’Allemagne, dans les jours ou semaines qui viennent. La levée des sanctions est liée à l'application par la Russie des accords de Minsk signés en 2015, a rappelé le G7 la semaine dernière en évoquant l'éventualité de nouvelles sanctions.

Devant Poutine, Macron a dénoncé la «propagande» de médias prorusses. Il a expliqué aussi pourquoi il avait boycotté pendant la campagne certains médias. Vladimir Poutine a de son côté justifié la réception au Kremlin de la candidate du Front national Marine Le Pen, le 24 mars, en pleine campagne.

Elle «nous a demandé de l'accueillir, pourquoi aurions-nous dû refuser?», a-t-il déclaré. Macron a par ailleurs affirmé avoir évoqué très précisément la question des droits de l'homme avec Poutine.

 

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc