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Ecoles supérieures privées: Une bombe à sous-munitions chez Hassad

Par Abashi SHAMAMBA | Edition N°:5035 Le 31/05/2017 | Partager
Les établissements en attente de reconnaissance s’impatientent
Ils redoutent de rater la campagne des inscriptions
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Mohamed Hassad, ministre de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur. Les opérateurs disent faire entière confiance au ministre pour accélérer l’évaluation des demandes de reconnaissance des établissements (Ph. Bziouat)

C’est une bombe que le ministre de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur va devoir désamorcer. L’impatience monte chez des opérateurs privés de l’enseignement supérieur dont les demandes de reconnaissance de leurs établissements sont en instance d’évaluation. Mohamed Hassad va de nouveau déployer ses talents de diplomate pour apaiser les esprits dans le secteur.

A l’ouverture du processus, une trentaine de dossiers avaient été reçus par le ministère en février 2016. Après une présélection, une dizaine d’établissements ont été recalés pour effectifs insuffisants. Un des critères exigés dans le cahier des charges est de justifier de 400 étudiants au moins (par entité pour les groupes répartis sur plusieurs sites).

Sur les vingt admis à concourir, huit ont obtenu la reconnaissance début mai 2017. Ce qui vaut aussi l’équivalence des diplômes avec les titres d’Etat (licence, master, doctorat). L’évaluation des premiers dossiers a été achevée fin juillet 2016 au ministère, l’Agence dédiée n’étant pas encore opérationnelle à cette époque. C’est un processus long et fastidieux car il faut passer au peigne fin plusieurs éléments. Il peut aller jusqu’à un an, assure un responsable.

Mais depuis juillet dernier (2016), plus rien. Des opérateurs dont les demandes sont en instance s’étonnent que le processus soit à l’arrêt. Les démarches individuelles de demande d’explication auprès du ministère n’ont rien donné. Ils s’estiment légitimement lésés car le secteur entre bientôt en haute saison de la campagne pour l’inscription de nouveaux étudiants.

Les semaines suivant la publication des résultats du Bac ainsi que le mois de septembre voire la première quinzaine d’octobre, sont décisives pour le secteur. Les entités ayant la reconnaissance bénéficieront naturellement d’un avantage concurrentiel sur un marché dont la demande plafonne depuis plusieurs années. La reconnaissance de l’Etat est un argument de différenciation mais en dernier ressort, le juge de paix reste le marché de l’emploi. Le taux d’intégration des lauréats est aujourd’hui le baromètre que scrutent tous les parents.

La situation vécue par ces opérateurs ressemble à un examen dont le professeur corrige seulement quelques copies et laisse dans l’incertitude une partie d’étudiants qui ne savent pas s’ils passent l’année ou redoublent de classe, ironise un professionnel. Ils disent s’en remettre à la capacité d’écoute du ministre de tutelle pour en finir avec ce qu’ils considèrent comme une injustice.

 

 

 

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