Economie

Comment réussir le pari des énergies renouvelables

Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5034 Le 30/05/2017 | Partager
La formation, l’innovation, l’intégration au réseau, le stockage…Les grands défis
Le Portugal met son expertise au service du Maroc
Le projet d’une ligne d’interconnexion avec ce pays est à l’étude

Les énergies renouvelables (ER) figurent parmi les principaux piliers de la stratégie énergétique du Maroc avec un objectif d’atteindre, à l’horizon 2030, une part de 52% de la capacité totale installée. La mise en place de cette stratégie avance avec le lancement de grands projets, à savoir les centrales Noor dans la région d’Ouarzazate.

Mais pour réussir ce chantier stratégique, il y a certains défis à relever à commencer par la recherche, la formation et l’innovation dans le domaine des ER et de l’efficacité énergétique. Une thématique qui a fait l’objet du séminaire organisé, vendredi dernier à Rabat, par l’Académie des Sciences et techniques.

«Les opérateurs classiques de transfert de technologie, basé sur une acquisition de technologies importées clé en main et une assistance technique étrangère, ne sont pas en mesure d’atteindre des objectifs aussi ambitieux», est-il indiqué. Donc, «il serait plus utile de développer des compétences nationales en matière de formation, de recherche, d’innovation et d’industrialisation dans ces domaines».

D’ailleurs, lors du débat, certains intervenants ont soulevé cette question, dont Ahmed Mzerd, professeur à la faculté des sciences de Rabat qui recommande la mise en place d’une stratégie d’intégration des chercheurs marocains dans le développement des ER. Les travaux de ce séminaire ont été également une opportunité de renforcer la coopération dans les domaines de la formation et la recherche avec le Portugal reconnu pour son expérience dans le secteur des ER.

En marge du séminaire, une convention de coopération a été conclue entre l’Iresen (Institut de recherche en énergie solaire et en énergies nouvelles) et le Laboratoire national de l’énergie et de la géologie (LNEG) du Portugal. Cette convention va permettre de développer la coopération notamment dans deux volets: le solaire thermique, basse tension, et l’intégration de l’énergie renouvelable dans le réseau électrique, précise Badr Ikken, DG de l’Iresen.

Au cours de cette rencontre, les professionnels ont traité d’autres problématiques posées au développement des énergies renouvelables et des actions menées par le Maroc pour les dépasser. Il s’agit en premier lieu du problème du stockage des ER pour faire face à l’intermittence notamment pour le solaire dont la production est abondante seulement le jour.

Pour pallier cette contrainte, l’ONEE prévoit la construction de 4 Step d’une production totale de plus de 1.400 MW et des centrales thermiques d’une grande flexibilité. Signalons par ailleurs que la séance inaugurale de ce séminaire a été marquée par la présence de Jorge Seguro Sanches, Secrétaire d’Etat, chargé de l’énergie du Portugal.

Libérer la circulation de l’électron

Le Maroc ambitionne d’exporter son énergie verte. Pour ce faire, il faut libérer la circulation de l’électron dans la région méditerranéenne, recommande Abderrahim El Hafidi, SG du ministère de l’Energie. Avec le continent européen, il y a pour le moment seulement deux lignes d’interconnexions électriques avec l’Espagne et une troisième à l’étude. Il s’agit d’un projet d’interconnexion avec le Portugal d’une ligne de 400 KV.

 

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