Régions

Tanger: 7,2 milliards de DH pour développer la ville

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5031 Le 25/05/2017 | Partager
103 projets dans le pipe sur une douzaine d’axes
Le déficit budgétaire de la mairie jette de l’ombre sur le devenir des programmes
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Les différents projets adoptés par la mairie sont notamment liés au développement de l’investissement, de l’industrie et du tourisme. Reste que les problèmes financiers qui agitent la trésorerie de Tanger n’ont pas manqué de planer sur ce programme et sur la capacité de la ville à le mener (Ph. Adam)

Le programme de développement de la ville de Tanger sur la période 2017-2022 vient d’être approuvé par la majorité des membres de la mairie. Un travail mené depuis plusieurs mois et qui, selon les responsables de la mairie, a compté avec la participation des élus mais aussi des responsables des départements ministériels et des membres de la société civile.

La feuille de route spécifie les interventions du Conseil de la ville durant les 5 prochaines années avec pas moins de 103 projets répartis sur une douzaine d’axes. Il s’agit notamment de ceux liés au développement de l’investissement, de l’industrie et du tourisme, avec comme toile de fond le renforcement des potentialités de la ville pour en faire une véritable cité attractive.

Mais les problèmes financiers qui agitent la trésorerie de Tanger n’ont pas manqué de planer sur le programme et sur la capacité de la ville à le mener, relèvent plusieurs membres de l’opposition. Le budget prévu est de 7,2 milliards de DH avec un financement basé sur les recettes issues de la gestion déléguée, des apports des institutions partenaires, ministères et autres et des ressources propres. Et ce sont ces dernières qui souffrent le plus.

La ville vit depuis plusieurs mois sous le coup des jugements de justice avec des prélèvements effectués à la source pour le dédommagement de nombreux cas d’expropriation. Tanger a ainsi vu ses comptes amputés de près de 300 millions de DH entre 2016 et 2017.

Une réponse légitime aux bénéficiaires mais qui prend en otage le devenir de la ville qui pourrait être acculée à ne pas honorer ses engagements, selon la mairie. Ces prélèvements à la source ont fini par aggraver la crise subie par les comptes de la ville depuis 2009 et qui s’est accentuée depuis 2013.

Mais les responsables de la mairie ne semblent pas être trop inquiets. La ville a récemment approuvé un nouveau texte régissant les taxes communales. Ce dernier a revu à la hausse diverses rubriques, un effort dont l’objectif est de mettre à niveau les recettes de la ville dont la dernière révision date des années 70.
De notre correspondant, Ali ABJIOU

 

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