Economie

WEF: Trois start-up marocaines dans la 4e révolution industrielle

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5028 Le 22/05/2017 | Partager
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Khadija Idrissi Janati, l'une des 8 co-présidents du sommet régional  du WEF souligne: «L’édition de cette année du Forum économique mondial sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord se passe à un moment crucial de l’avenir de la région»  (Ph. KIJ)

Khadija Idrissi Janati vient de co-présider le week-end dernier le Forum économique mondial sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord qui s’est tenu du 19 au 21 mai en Jordanie. Cette jeune membre du conseil d’administration de l’Association des femmes chefs d’entreprises du Maroc (AFEM) et du Conseil national du RNI nous livre le bilan de sa participation.

-  L’Economiste: Ce WEF sur la région MENA, a-t-il une particularité?
- Khadija Idrissi Janati:
Le forum de cette année se déroule dans un contexte d’instabilité politique et sécuritaire. Il a donc été nécessaire d’aborder ces sujets et ce qui en découle: la montée de l’extrémisme, la crise des réfugiés, la reconstruction de la Syrie et de l’Irak post-guerre... Le développement économique a occupé une place de choix dans l’agenda du forum étant la seule réponse aux attentes des populations. C’est dans ce contexte qu’une initiative inédite a été lancée conjointement par le WEF et I’international Finance Corporation, appelée «Arab 4IR Start-ups: Les start-ups arabes de la 4e révolution industrielle». Un programme qui a sélectionné les 100 start-ups arabes qui conduiront la 4e révolution industrielle pour leur proposer accompagnement et développement de compétences. 3 start-ups marocaines figurent dans la liste.
 
- Quels ont été vos axes d’interventions?
- Mes interventions se sont notamment articulées autour de l’innovation comme impératif pour toute mutation culturelle ou économique et de l’encouragement de l’entrepreneuriat des jeunes comme clé du développement économique de la région. J’ai également abordé le thème de l’autonomisation économique des femmes afin de donner à une large frange de la population un droit de base, mais aussi pour atteindre l’inclusion économique et sociale.
 
- Un an après votre intégration du réseau du WEF en tant que Young Global Leader, Quel bilan en tirez-vous aujourd’hui?
- La force des réseaux n’est plus à prouver. Cette force devient encore plus importante lorsque ce réseau est adossé à une organisation mondiale reconnue pour le rôle politique et économique clé qu’elle joue dans plusieurs régions du monde. En faire partie est l’occasion de rencontrer des jeunes, de moins de 40 ans, venant des 5 continents, qui portent des idées ou créent des projets capables de changer le monde, écouter leurs histoires et s’en inspirer. Lors du dernier sommet des Young Global Leaders qui a eu lieu en avril dernier à Buenos Aires, avec les 500 YGL présents, plusieurs initiatives ont été lancées dont l’organisation d’une master-class pour les politiciens qui se tiendra en juillet prochain au Canada. Des séances de réflexion ont été également organisées sur les différentes manières d’augmenter l’impact des actions des YGL. Je rappelle que la mission des Young Global Leaders est d’œuvrer pour transformer le monde en un endroit meilleur.
Propos recueillis par
Aziza EL AFFAS

 

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