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Politique

Législatives françaises Capdevielle, le candidat de Fès

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5027 Le 19/05/2017 | Partager
26 prétendants pour un siège à l’Assemblée nationale
170.000 électeurs dans 14 pays à convaincre
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Pascal Capdevielle est né en 1963, à Fès, d’une famille présente au Maroc depuis plus de cent ans. Il est conseiller consulaire élu et délégué de la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc. Il veut briguer un siège à l’Assemblée nationale (Ph. PC)

Pascal Capdevielle. Ce nom ne vous dit certainement rien. Pourtant, c’est le candidat de Fès…aux prochaines législatives françaises, dont le 1er tour aura lieu le 4 juin. En effet, Pascal Capdevielle, natif et vivant à Fès, se présente dans la 9e circonscription réservée aux Français de l’Etranger.

«Subir ou se battre». Le candidat Pascal Capdevielle a choisi de se battre. «Je connais les réalités sociales et économiques des résidents de la 9e circonscription, leurs enjeux, leurs craintes, leurs centres d’intérêts…», dit-il. Devenu en 2014 délégué de l’Union des démocrates et indépendants (UDI), Pascal Capdevielle ambitionne d’être «le porte-parole et apporter son soutien actif aux projets des Français de l’Etranger et à la résolution de leurs difficultés».

Dans un entretien accordé à L’Economiste, Capdevielle a indiqué qu’il est «le seul candidat (sur 26 prétendants) vivant effectivement dans  la 9e circonscription, et ce depuis des années, et disposant simultanément de l’appui d’un parti ayant clairement fait le choix de ne pas se cantonner à une opposition bloquante, mais au contraire d’apporter son soutien, dossier par dossier, en fonction des intérêts de la Nation, peut nous permettre, ensemble, de faire avancer la France et la démocratie, et d’apporter notre pierre à l’édifice».

L’action militante de ce candidat est appuyée par un collectif de plus d’un millier de personnes, au Maroc, en Algérie, en Tunisie, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, et dans plusieurs autres pays de la circonscription (14 pays). Comme tout candidat, Capdevielle propose un programme électoral. Parmi ses points forts, lancer un grand partenariat euro-africain qui devrait permettre l’accès du continent africain à l’énergie et à l’eau.

Sont aussi des priorités du programme électoral de Capdevielle: l’accès égal de tous les enfants à l’enseignement français, l’amélioration du système de couverture sociale des Français de l’Etranger, et la mise en place des actions en faveur des jeunes entreprises.

Le candidat veut «rénover la démocratie», à travers la mise en place du vote électronique pour toutes les élections. L’objectif est de «rompre avec les réserves parlementaires discrétionnaires et les pratiques clientélistes», souligne-t-il. Et de poursuivre: «Favoriser la mobilité pour développer l’emploi et généraliser l’Erasmus, permettraient à quelque 200.000 jeunes Français de partir chaque année dans un pays de l’Union Européenne».

Sur un registre qu’il connaît bien, puisqu’il est conseiller consulaire élu, Capdevielle entend «défendre des services consulaires de proximité». Ceci, en donnant davantage de compétences aux consuls honoraires. Ce qui leur permettra d’enregistrer les demandes de passeport ou de carte nationale d’identité.

La modification de la procédure des certificats de vie pour mettre un terme aux suspensions administratives de versement des retraites, n’est pas en reste.  Lutter contre les discriminations fiscales,  protéger le droit à la double nationalité et soutenir les familles binationales, figurent également dans son programme.

Capdevielle veut créer un fonds de solidarité afin d’indemniser les Français établis à l’étranger qui rentrent après avoir tout perdu. Il prône le dialogue avec les autorités locales, concernant les problématiques de formalités de séjour. Bénéficiant d’un appui de nombreuses personnalités françaises, notamment Jean-Louis Borloo, président de la fondation «Energies pour l’Afrique» président fondateur de l’UDI, Olivier Cadic, sénateur des Français établis hors de France, il compte sur le réseau des référents pour mener campagne.

Il fera le déplacement en Algérie, en Tunisie, au Sénégal et en Côte d’Ivoire, pour y rencontrer les électeurs (170.000, dont 35.000 au Maroc). «Nous avons un programme spécifique. On est différent, on représente les Français de l’Etranger à l’Assemblée nationale à Paris, mais nous avons nos propres problèmes, en particulier: l’enseignement, la sécurité sociale, la santé…», conclut-il.

Leila Aichi: La candidate à abattre

Pour rappel, 26 candidats, (exit Leila Aichi, une candidate d’origine algérienne pro Polisario présentée par le mouvement En Marche d’Emmanuel Macron), sont en lice pour l’unique siège de la 9e circonscription. Pascal Capdevielle a indiqué que «l’ensemble de la communauté française établie au Maroc, s’est soulevée, avec indignation, contre la candidature de Aichi, et a appelé à son boycott». A noter que les Français de l’Etranger sont représentés par 11 élus, 11 sénateurs dans 11 circonscriptions. Pascal Capdevielle déplore cependant le faible taux de participation des électeurs aux échéances électorales (-20%).

 

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