Régions

Mobilité durable: Marrakech au taquet!

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:5027 Le | Partager
Objectif: devenir une ville éco-mobile
Ce qui lui coûte déjà 1,2 milliard de DH
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Des routes et des infrastructures en travaux, Marrakech continue sa progression vers son objectif d’éco-mobilité (Ph. Mokhtari)

Trois rendez-vous en quelques semaines sur le sujet. La mobilité durable est un thème central et prioritaire pour la ville de Marrakech. Réaménagement des carrefours et des voies, mesures anti-pollution ou bus électriques, encore en attente de leur mise en service, la commune enchaîne les actions pour résoudre les problématiques de transport urbain.

En tout, il lui faut débourser 1,2 milliard de DH pour mener à bien cette stratégie et afficher des volontés concrètes sur le terrain, boostées par la Conférence des parties. Il faut dire que les routes sont de plus en plus encombrées par les déplacements routiers avec quelque 240.000 deux roues en circulation, dont les 2 tiers sont motorisés. Un moyen de transport ultra polluant.

Dans ce contexte, le CDRT (Centre de développement de la région de Tensift) et la direction régionale de l’environnement viennent de tenir une conférence à Marrakech pour débattre de la congestion routière et de ses conséquences. D’autant que la mobilité, dont l’impact est à la fois social, économique et environnemental, illustre bien cette conjugaison paradoxale d’objectifs auxquels sont confrontées les villes.

Selon l’OMS, 92% de la population mondiale ne vivent pas dans un lieu où la qualité de l’air est respectée. Une infime partie seulement vit donc dans un air propre. Les conséquences les plus radicales étant les 3 millions de personnes qui meurent chaque année d’une maladie liée à la pollution.  

Après avoir décliné le stock actuel des infrastructures et les projets en cours, Jamal Ramdane, directeur de la stratégie, des programmes et de la coordination des transports pour le ministère, développe les mesures de rajeunissement des véhicules. «La prime à la casse nous a fait gagner 3 millions de tonnes d’émissions de gaz à effet de serre, tout comme la réduction du parc importé qui a permis un gain de 59 millions de tonnes».

Déclinant également les mesures pour le secteur logistique, qui ont pour objectif de réduire les émissions de 35%. «Ces actions, démarrées il y a un an, consistent notamment à équiper les zones logistiques en panneaux voltaïques et à former les transporteurs de marchandises et de voyageurs à l’éco-conduite», informe Ramdane.

Rappelons que le Maroc a passé pour la première fois en 2012 la barre des 100 millions de tonnes annuels de CO2, soit 3 tonnes par habitant. Le Canada, pays développé au même nombre d’habitants, émet quant à lui 22 tonnes d’équivalent CO2 par personne. Comparer pour mieux évaluer.
De notre correspondante,
Stéphanie JACOB

 

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