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International

La Grèce toujours en récession

Par Amine SAHRANE | Edition N°:5027 Le 19/05/2017 | Partager
Recul du PIB sur deux trimestres consécutifs
Les Grecs contre les nouvelles mesures d’austérité
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Un retour en récession chez les Grecs. Avec un recul du PIB enregistré sur deux trimestres consécutifs (-0,1% début 2017 et -1,2% fin 2016), la Grèce entre dans une «récession technique». Selon Nico Magginas, économiste à la banque nationale de Grèce, «la faiblesse apparente dans le quatrième trimestre a continué mais à un rythme moins prononcé lors des trois premiers mois».

Le PIB du pays s’est replié de 0,5% par rapport au premier trimestre de l’année dernière. Le gouvernement a dû réviser ses prévisions de croissance pour 2017. Elles sont ramenées à 1,8% alors qu’elles étaient au niveau de 2,7%. D’après l’économiste en chef de Capital economics, Jennifer Mckeon, «les nouvelles prévisions du gouvernement sont très optimistes».

De nouvelles mesures d’austérité ont suscité la grogne de la population. Elles devaient être adoptées par le Parlement jeudi soir. Ces réformes incluent des coupes dans les pensions de retraite en 2019, ainsi qu’une réduction des exemptions fiscales en 2020. Athènes estime que ces réformes vont permettre de lever 2,63 milliards d’euros en 2019 et 1,92 milliard d’euros en 2020.

D’autant plus qu’elles sont nécessaires pour que le pays puisse débloquer la nouvelle tranche du renflouement économique de 86 milliards d’euros, ainsi qu’obtenir l’ouverture des discussions sur l’allégement de la dette publique (à 179% du PIB). Ces conditions sont le fruit de longues négociations avec les débiteurs du pays. D’après Mckeon, ce retour en récession serait causé par «les négociations pour le sauvetage économique qui ont pris beaucoup de temps».

Le domaine public et celui du privé protestent contre les mesures demandées par l’Union européenne, le Fonds monétaire international et les créanciers de l’Etat. Des milliers de personnes se sont regroupées dans les rues d’Athènes en milieu de semaine. Le fonctionnement des hôpitaux, du métro et des autres transports publics s’est vu impacté par les protestations.

«Nous voulons envoyer un message décisif au gouvernement et aux institutions internationales (UE/FMI) que nous n’allons pas les laisser dépecer nos vies», a déclaré Alekos Perrakis, membre senior de l’Union communiste PAME (Organisation syndicale proche du Parti communiste grec KKE).

Berlin est considérée par les syndicats grecs comme étant à l'origine de la rigueur en Europe. Le gouvernement de la chancelière allemande Angela Merkel continue à pousser la Grèce vers plus de coupes pour obtenir les prêts. Le ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble, avait déclaré que «Athènes doit sortir de l’union monétaire si elle veut bénéficier d’un soulagement dans sa dette».

Pour sa part, le FMI a fait savoir qu’il «ne participerait pas au plan de sauvetage si la dette n’est pas allégée».  Le sujet ne manquera par d’être évoqué lors de la réunion des ministres des Finances de la zone euro prévue ce 22 mai.

 

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