Régions

Fès Criminalité: La police défend son bilan

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5026 Le | Partager
Plus de 38.160 arrestations, 321.388 contrôles d’identité... des chiffres énormes
Les autorités très impliquées sur le terrain
Investir, créer de l'emploi, seul moyen de sauver cette jeunesse désoeuvrée

Seuls l’appui aux projets d’investissement «chocs et structurants», à l’instar de Tanger, Casablanca, Kénitra et Rabat, et la création d’emplois pourraient résoudre efficacement le problème sécuritaire, et lutter contre le marasme économique et social à Fès. En attendant, les statistiques présentées à l’occasion de la cérémonie du 61e anniversaire de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), qui a été célébré le 16 mai, sont sans appel.

Depuis l’année écoulée à fin avril 2017, ce sont 25.482 personnes qui ont été arrêtées en flagrant délit et 12.687 autres (soit un total de 38.169 individus) qui font l'objet d’avis de recherche au niveau national. En outre, un total de 321.388 personnes ont été soumises au contrôle d’identité. Les chiffres présentés par Abdelilah Essaid, préfet de la police de Fès, sont «certes alarmants, mais montrent bien que ses services sont à pied d’œuvre», commentent des observateurs.

Pour eux, «une véritable cohésion sociale et intégration économique s’imposent». Ces derniers gardent en mémoire «le crime atroce commis dans la nuit de vendredi à samedi dernier, par des Subsahariens tentant de dévaliser des magasins de smartphones à kissariat Laâlej, en plein centre-ville, et assassinant sauvagement au passage un gardien de nuit».

Quelques semaines plus tôt, un autre commerçant a été volé et blessé par d'autres ressortissants africains, qui lui ont mutilé quatre doigts. Certes, dans les deux cas, les services sécuritaires ont réagi rapidement et efficacement en mettant hors d'état de nuire les présumés coupables. Toutefois, ils n’ont pas réussi à désamorcer l’inquiétude des citoyens. Car, plus de 5 jours après le braquage de kissariat Laâlej, les commerçants sont toujours en colère et font grève, les rideaux en berne.

Une première. Par crainte de représailles, les Subsahariens ont déserté les feux rouges et ronds-points. De leur côté, les services sécuritaires restent vigilants. Une voiture de police campe désormais devant la kissariat, transformée en scène de crime.

Par ailleurs, le bilan présenté mardi dernier, à l’occasion de la célébration du 61e anniversaire de la création de la Sûreté nationale, fait état de l’instruction de 1.582 affaires de vol et la présentation de 1.659 individus à la justice en 2016. Durant les quatre premiers mois de 2017, la préfecture de police a examiné 626 autres affaires de vol.

D’autre part, les services sécuritaires ont procédé au démantèlement de 30 bandes criminelles et l’arrestation de 50 inculpés au cours de l’année précédente. Et durant les quatre premiers de l’année 2017, ils ont démantelé 17 autres bandes criminelles et arrêté 28 mis en cause.

En matière de trafic de drogues, il a été procédé à la saisie de 242 kg de chira, 555 kg de kif et 146 kg de tabac, 3.993 comprimés psychotropes, et 2.148 individus ont été déférés devant le parquet. S'agissant de la circulation routière, 23.126 contraventions ont été enregistrées à fin avril, alors que les données statistiques font état du recouvrement de 42.942 amendes pour une recette globale de plus de 14, 8 millions de DH.

Communication

Pour lutter contre la psychose, les services sécuritaires de la ville ont créé des mécanismes de communication, rencontrant régulièrement les associations de la société civile, les médias et les amicales de quartiers. Des actions de sensibilisation ont été également initiées en coordination avec le ministère de l’Education nationale et le Comité national de prévention des accidents de la circulation dans les établissements éducatifs.

De notre correspondant,
Youness SAAD ALAMI

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