Insolites

Un Monde Fou

Par L'Economiste | Edition N°:5024 Le 16/05/2017 | Partager

■ Des concerts dans le noir total
Lumières flashy et lasers sont la norme de nos jours dans la plupart des concerts, mais à New York, un promoteur essaie un nouvel effet pour ramener la musique au premier plan: l'obscurité. Lors d'une expérience vendredi soir, plus de 300 fans de musique électronique ont dû ranger leur téléphone portable pour aller savourer un "set" dans une salle obscure, histoire de recalibrer leurs sens uniquement sur la musique. Une faible lumière a persisté durant la première heure pour habituer le public, avant une extinction presque complète, à l'exception d'une toute petite lampe sur la scène, où le DJ Eprom était à l'œuvre. «Nous voulons que les gens soient moins distraits par les objets brillants autour d'eux, et plus concentrés sur le vrai produit. Un concert, c'est tout pour la musique», a expliqué Jay Rogovin, responsable de l'agence Good Looks Collective entertainment, qui avait organisé ce premier show sans lumières. Pour tenter d'exacerber encore davantage les sens des participants, ce spectacle «LightsOut» a fait flasher des lumières stroboscopiques rouges à plusieurs moments pour rappeler à la foule qu'elle était dans le noir. Une ambiance qui a semblé faire tomber les inhibitions, beaucoup de danseurs s'abandonnant à des chorégraphies désordonnées qu'ils n'auraient probablement pas tentées en temps normal. Mais le concept du zéro distraction est décidément difficile à faire passer de nos jours, une personne au moins ayant réussi à rentrer avec son smartphone. Elle a passé sa soirée en envoyer des messages à ses amis, comme c'est souvent la norme dans les soirées «allumées» normales.
 
■ Le Premier ministre portugais joue les baby-sitters

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Pris de court pour faire garder vos enfants pendant un jour férié exceptionnel accordé par le gouvernement aux salariés du service public? Faites comme ce journaliste portugais et déposez-les chez le Premier ministre. Celui du Portugal, Antonio Costa, a ainsi accueilli vendredi matin, dans sa résidence officielle à Lisbonne, les enfants de Joao Miguel Tavares, qui avait critiqué sa décision d'accorder un jour férié aux fonctionnaires de l'Etat le 12 mai pour leur permettre d'assister à la venue du pape à Fatima. Dans un édito intitulé «Cher Antonio, vous gardez mes enfants, OK?», le chroniqueur du journal Publico déplorait le fait de «devoir travailler» alors que les écoles publiques étaient fermées. Ce père de quatre enfants ajoutait qu'il ne connaissait «personne pour les garder» et qu'ils étaient «bien trop jeunes pour faire le pèlerinage seuls» jusqu'à la ville-sanctuaire. Relevant ce défi, le Premier ministre a «envoyé un e-mail très sympathique en disant que si cela posait tant de problèmes, il garderait les enfants le matin, car l'après-midi, il devrait assister à la venue du pape», a raconté Joao Miguel Tavares. «Il a tenu parole», a écrit le journaliste sur sa page Facebook, sur laquelle il a posté une photo montrant un Premier ministre bienveillant accueillir les enfants âgés de quatre à treize ans dans une salle de sa résidence de Sao Bento, qui jouxte le Parlement portugais.

 

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