Enquête

Professionnels de foot: Vers une meilleure couverture sociale

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5008 Le 21/04/2017 | Partager
Rompre avec la précarité dont souffrent les générations précédentes
Une assurance pour la prise en charge des opérations suite à une blessure
Les joueurs appelés à verser une cotisation
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 Plusieurs générations de footballeurs sont tombées dans la précarité, sans couverture médicale ni pension de retraite. La FRMF tente d’y remédier en mettant en place un système de couverture sociale. Sur cette photo, le légendaire trio de l’équipe du Chabab Mohammédia et de l’équipe nationale. De gauche à droite, Acila, Raâd (décédé en 2016) et Faras (Ph. Jarfi)

«Les salaires tabous et la retraite oualou». La formule, en vogue dans les milieux footballistiques il y a quelques années, semble perdre de sa consistance. En effet, la FRMF a mis en place une couverture sociale pour l’ensemble des professionnels du football: joueur, entraîneur, arbitre, préparateur… Elle est partie d’un diagnostic: le joueur a un cycle actif de près d’une dizaine d’années, l’entraîneur et l’arbitre, un peu plus.

En plein activité, ils s’habituent à un train de vie. Par la suite, la moitié d’entre eux rencontre des difficultés pour subsister. Pour contourner cet obstacle et traiter le problème en amont, la Fédération, après une prospection des organismes spécialisés, a fait des propositions pour instaurer une couverture médicale.

«Aujourd’hui, si un acteur de football est malade, il présente un dossier et il est remboursé. L’assurance prend en charge des opérations à la suite de blessures des joueurs», note le président de la Fédération. Ce système est réalisé en coordination avec la Fondation Mohammed VI des anciens sportifs qui met à sa disposition ses canaux locaux. «Chaque week-end, 60 matches de la classe A et entre 300 à 400 sont joués avec toutes les catégories de jeunes. Il y a des blessures mais plus de réclamations», ajoute-t-il.

La période la plus difficile concerne le système de l’après cycle actif. Pour bénéficier de ses prestations, la Fondation Mohammed VI des anciens sportifs fixe des critères draconiens comme la participation à la coupe du monde, d’Afrique… «C’est bien, mais c’est très sélectif. Alors, au lieu de corriger une situation à l’aval, à chaque fois qu’une personne est en difficulté, nous avons opté pour la mise en place d’une politique pour traiter le problème à la racine», note Fouzi Lakjaâ. Pendant sa vie active, l’acteur versera une cotisation. Le club, en tant qu’employeur, fait de même.

L’idée est d’avoir un système de capitalisation pour permettre à l’acteur de football d’avoir un revenu après son cycle actif. «Le système est ficelé. Nous avons eu recours aux organismes publics de retraite, mais nous sommes avec la CIMR. Il nous reste un petit reliquat que nous essayons de mobiliser sous forme de sponsoring. C’est quand même l’organisme de retraite du football et nous allons lancer la machine», a-t-il ajouté.

 

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